La FIFA maintient les règles actuelles pour les séances de tirs au but de la Coupe du Monde 2026
La FIFA a décidé de ne pas modifier les procédures régissant les séances de tirs au but pour la suite de la Coupe du Monde 2026. Malgré des discussions avec l’IFAB, l’organisme chargé de définir les règles du football, le système existant restera en vigueur pour tous les matchs à élimination directe, selon des rapports publiés.
Échec d’une réforme sur le tirage au sort
La FIFA avait envisagé une modification visant à simplifier le protocole précédant la séance de tirs au but. Actuellement, deux tirages au sort distincts sont effectués par l’arbitre : le premier détermine le côté du terrain où les tirs auront lieu, et le second décide quelle équipe choisit de tirer en premier ou en second.
La proposition de la FIFA consistait à réduire ce processus à un seul tirage au sort. L’équipe victorieuse aurait alors pu choisir soit le côté du terrain, soit l’ordre de passage, laissant le choix restant à l’adversaire. L’objectif était d’empêcher une équipe de remporter les deux tirages au sort, un scénario qui confère un avantage tactique et qui s’est produit lors de la finale de la Ligue des champions en mai dernier. Toutefois, cette réforme ne sera pas mise en œuvre, la FIFA ayant estimé qu’il était inapproprié de modifier les règles en plein milieu de la compétition.
La pression des séances décisives
Les séances de tirs au but demeurent l’une des phases les plus tendues du tournoi. À ce stade, les équipes se préparent intensément, bien que les entraîneurs reconnaissent la difficulté de reproduire la pression émotionnelle réelle. Pour l’équipe des États-Unis, par exemple, le sélectionneur Mauricio Pochettino a confirmé que le staff technique établirait l’ordre des tireurs si nécessaire.
L’histoire de la Coupe du Monde montre que les stratégies varient. Certains entraîneurs choisissent de faire entrer des joueurs spécifiquement pour ces séances. Des exemples passés illustrent des résultats mitigés :
- Tim Krul (Pays-Bas, 2014) : Entré à la 121e minute, il a arrêté deux penalties.
- Mat Ryan (Australie, 2026) : Entré en fin de match, il n’a pu empêcher l’Égypte de convertir ses quatre tirs.
- Paulo Dybala (Argentine, 2022) : Entré après la 120e minute, il a marqué lors de la finale contre la France.
- Jamie Carragher (Angleterre, 2006) : Entré à deux minutes de la fin, son tir a été arrêté.
Un enjeu tactique permanent

La question des remplaçants arrivant sur le terrain dans les dernières minutes des prolongations est récurrente. Selon les données disponibles, très peu de joueurs de champ sont entrés spécifiquement pour cet exercice. Parmi les joueurs entrés dans les cinq dernières minutes des prolongations, seuls trois ont réussi à marquer lors d’une séance de tirs au but.
Pour les équipes encore en lice, la préparation reste cruciale. Les joueurs américains, après avoir observé les éliminations de l’Allemagne et des Pays-Bas, ont souligné l’importance de s’entraîner aux tirs au but pour éviter toute hésitation au moment décisif. Le gardien Matt Freese, connu pour ses analyses poussées des tendances des tireurs, représente l’un des outils sur lesquels les sélections comptent pour faire pencher la balance en leur faveur.
En l’absence de changement réglementaire, les arbitres continueront d’appliquer le système des deux tirages au sort. Cette procédure, bien que critiquée pour son potentiel déséquilibre, restera la norme pour le reste du tournoi, garantissant que chaque séance de tirs au but se déroulera selon les standards établis avant le début de la compétition.
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