Fertilité : La pauvreté et le désavantage social impactent la capacité à concevoir,révèle une étude
Nouvelles du Monde – Une nouvelle étude publiée dans JAMA Network Open met en lumière un lien significatif entre les conditions socio-économiques et la fertilité.Les résultats indiquent que la pauvreté et le désavantage social peuvent réduire la capacité à concevoir, indépendamment des facteurs cliniques ou biologiques traditionnellement pris en compte.
L’étude,menée par des chercheurs,a révélé que les couples issus de milieux socio-économiques défavorisés présentent une fécondabilité et une probabilité de sous-fertilité plus élevées. Cependant, de manière surprenante, l’étude n’a pas trouvé de lien entre le désavantage social et un risque accru de fausse couche une fois la grossesse établie. Cela suggère que, si l’obtention d’une grossesse peut être plus difficile pour les couples en situation de précarité, les résultats de la grossesse elle-même pourraient être moins directement influencés par leur statut socio-économique.
Un contexte social à considérer
Ces découvertes soulignent l’importance cruciale de prendre en compte le contexte social et économique des couples lors des consultations de fertilité. Les professionnels de la santé sont désormais encouragés à aborder les attentes en matière de fertilité et les défis potentiels de conception avec une viewpoint plus large, reconnaissant que les facteurs sociaux peuvent jouer un rôle déterminant.
Au-delà de la biologie : les déterminants de la fertilité
La fertilité est un sujet complexe, influencé par une multitude de facteurs. Si l’âge, la santé générale, les antécédents médicaux et les habitudes de vie sont bien connus, l’impact des déterminants sociaux de la santé est souvent sous-estimé. Ces déterminants incluent :
* L’accès aux soins de santé : Un accès limité à des soins de santé de qualité, y compris des bilans de fertilité et des traitements, peut retarder le diagnostic et la prise en charge de problèmes de fertilité.
* L’exposition environnementale : La pollution, les toxines et d’autres facteurs environnementaux peuvent affecter la fertilité masculine et féminine.
* Le stress chronique : le stress lié à la pauvreté, à l’insécurité financière et aux difficultés sociales peut perturber l’équilibre hormonal et affecter la fertilité.
* L’alimentation et le mode de vie : Une alimentation déséquilibrée et un manque d’activité physique, souvent associés à la pauvreté, peuvent également avoir un impact négatif sur la fertilité.
Prochaines étapes de la recherche
Les chercheurs appellent à des études plus approfondies pour mieux comprendre les mécanismes précis qui relient le désavantage social à la réduction de la fertilité. Identifier ces mécanismes permettra de développer des interventions ciblées pour aider les couples à risque et réduire les inégalités en matière de santé reproductive.
Référence :
Boxem AJ, Mulders AGMGJ, Van Rossum I, Bekkers EL, Gaillard R, Jaddoe VWV. Pauvreté et désavantage social dans les femmes et les hommes et les résultats de la fertilité. JAMA NETW OUVERT. 2025; 8 (9): E2532741. Doi: 10.1001 / Jamanetworkopen.2025.32741
