Le gouvernement américain a affirmé le 3 octobre 2026 que la volonté du président Donald Trump de dialoguer avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un ne constitue pas une concession, confirmant que Washington demeure ouvert aux pourparlers si l’intérêt national l’exige.
L’administration américaine a clarifié sa position diplomatique au début d’octobre 2026, rejetant l’idée selon laquelle les efforts du président Donald Trump pour relancer le dialogue avec Pyongyang s’assimileraient à un recul politique. Cette mise au point intervient alors que la Corée du Nord a procédé à un tir d’essai de missile.
Washington défend le principe du dialogue direct
Interrogé par l’agence de presse Yonhap le 3 octobre, le porte-parole du Département d’État américain, Tommy Pigott, a précisé les fondements de la démarche présidentielle. L’agence a rapporté les propos du fonctionnaire soulignant que le chef de l’État ne perçoit pas les échanges directs comme une faiblesse, et qu’il est disposé à engager de tels contacts si cela sert les intérêts de la nation.
Tommy Pigott a déclaré : « Cette détermination émane d’un président qui ne considère pas le fait de dialoguer avec quelqu’un comme une « concession ». Si tendre la main à une personne sert l’intérêt national, le président est prêt à le faire » selon l’agence Yonhap.
Le responsable américain a rappelé que l’objectif stratégique des États-Unis dans la région demeure inchangé. La politique de Washington reste axée sur l’objectif de la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne.
Trump évoque ses liens avec Kim Jong Un
Lors d’un rassemblement de campagne électorale en Ohio à l’approche des élections de mi-mandat, le président Trump est revenu sur ses liens avec le dirigeant nord-coréen.
Donald Trump a affirmé : « J’ai une très bonne relation avec Kim Jong Un ».
Donald Trump a déclaré : « N’est-il pas formidable de pouvoir s’entendre avec les dirigeants de nations puissantes, de puissances nucléaires ? ».
Ces liens s’appuient sur trois rencontres bilatérales directes tenues au cours de son premier mandat : à Singapour en juin 2018, à Hanoï en février 2019, et au village frontalier de Panmunjom en juin 2019.
La Corée du Nord multiplie les tirs balistiques
Le 3 octobre 2026, l’état-major interarmées sud-coréen a signalé un nouveau tir de projectile non identifié vers la mer, survenant treize jours après le lancement de deux missiles balistiques à courte portée depuis Wonsan le 20 septembre.
Pyongyang maintient sa position sur son statut d’État doté de l’arme nucléaire, qualifiant cette condition de définitive, tout en confirmant le test d’un missile hypersonique manœuvrable de portée intermédiaire.
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