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Élection du prochain Secrétaire général de l’ONU : le droit de veto en jeu

La course à la succession de Guterres s’annonce tendue, le droit de veto planant sur les candidats

Par [Votre Nom], Rédacteur en Chef International, nouvelles-du-monde.com

NEW YORK – La course pour désigner le prochain Secrétaire général des Nations unies, qui prendra ses fonctions en janvier 2027, est déjà marquée par une ombre : celle du droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité. Alors que le mandat d’António Guterres touche à sa fin, les spéculations vont bon train quant à la capacité des candidats à naviguer dans un paysage politique international de plus en plus polarisé, notamment face à une potentielle opposition frontale de Washington.

Pour l’instant, deux candidats ont officiellement déclaré leur candidature : Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, et Rafael Grossi, ancien Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’Argentine. D’autres candidatures sont attendues, mais l’issue de cette course semble déjà conditionnée par les dynamiques de pouvoir au sein du Conseil de sécurité.

Le processus de sélection, qui débutera par des “visions statements” présentées par les candidats devant l’Assemblée générale à partir du 20 avril, est supervisé par la présidente de l’AG, Annalena Baerbock. Cependant, l’influence du Conseil de sécurité, et en particulier de ses membres permanents – les États-Unis, la Chine et la Russie – est prépondérante.

L’administration Trump, et potentiellement une future administration américaine, a clairement affiché son désaccord avec certains des piliers de l’agenda socio-économique de l’ONU. Des questions cruciales telles que l’autonomisation des femmes, les politiques de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), et la lutte contre le changement climatique sont ouvertement remises en question. Le président Trump lui-même a déclaré en janvier dernier au New York Times qu’il ne se sentait pas lié par le droit international, préférant s’en remettre à sa propre “morale” et à son “esprit”.

Cette posture pose un problème majeur pour tout candidat souhaitant défendre les valeurs fondamentales de l’ONU. Thomas G. Weiss, professeur émérite à la CUNY Graduate Center, souligne qu’il est difficile d’imaginer un candidat qui ne se heurterait pas au veto américain s’il abordait des sujets tels que la coopération multilatérale, le climat, l’égalité des genres, la prolifération nucléaire, la question palestinienne ou la souverauté des États – autant de thèmes que l’administration Trump considère comme des “hoax” ou des “arnaques”.

L’histoire des élections précédentes à la tête de l’ONU illustre bien cette réalité. En 1981, Salim Ahmed Salim, soutenu par l’Organisation de l’unité africaine, le Mouvement des pays non alignés et la Chine, a vu sa candidature bloquée par un veto américain. En 1996, une seconde candidature de Boutros Boutros-Ghali, qui bénéficiait du soutien de 14 des 15 membres du Conseil de sécurité, a également été rejetée par Washington. Plus récemment, en 1981, la candidature de Kurt Waldheim a été bloquée par 16 vetos chinois.

Richard Gowan, du International Crisis Group, estime qu’il est impossible de prédire l’issue de cette course. Il souligne que les diplomates à New York craignent que les membres permanents du Conseil de sécurité n’annoncent soudainement leur soutien à un candidat de dernière minute, contournant ainsi le processus public. Il note également la possibilité que le Conseil de sécurité ne parvienne pas à un consensus, prolongeant les discussions jusqu’en décembre et laissant planer l’incertitude sur la nomination d’un nouveau Secrétaire général.

La possibilité d’une prolongation du mandat d’António Guterres est également envisagée, bien que ni les diplomates ni le Secrétaire général sortant ne semblent favorables à cette option.

Au-delà des considérations politiques, la question de la représentation des femmes à la tête de l’ONU reste un enjeu majeur. Après 81 ans d’histoire, l’organisation n’a encore jamais été dirigée par une femme. Cependant, l’administration américaine n’a pas encore pris position sur cette question, laissant planer le doute sur sa volonté de soutenir une candidate féminine.

Selon Richard Gowan, les États-Unis pourraient envisager de soutenir une femme si elle était socialement conservatrice et disposée à réduire les dépenses de l’ONU. Cependant, aucune candidate ne semble actuellement répondre à ces critères.

La campagne pour une femme à la tête de l’ONU a perdu de son élan, Mia Mottley, Première ministre de la Barbade, ayant choisi de se concentrer sur la politique intérieure.

L’enjeu de cette élection est de taille. Le prochain Secrétaire général devra relever des défis majeurs, tels que la crise climatique, les conflits armés, les inégalités croissantes et la remise en question du multilatéralisme. La capacité du Conseil de sécurité à surmonter ses divisions et à désigner un candidat capable de répondre à ces défis sera déterminante pour l’avenir de l’ONU et de la coopération internationale.

[Insérer ici un tweet pertinent sur la campagne pour une femme à la tête de l’ONU, par exemple un tweet d’ONU Femmes ou d’une personnalité influente]

[Insérer ici une courte vidéo YouTube expliquant le rôle et les pouvoirs du Secrétaire général de l’ONU]

Source : Inter Press Service (IPS) – [Lien vers l’article original : https://www.ipsnews.net/2026/02/the-veto-may-be-the-weapon-of-elimination-in-the-election-of-next-un-chief/ ]

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