Croissance américaine solide avant la crise du Golfe, mais l’énergie pourrait freiner l’élan
WASHINGTON – L’économie américaine affichait une dynamique robuste au début de 2026, avant l’escalade des tensions au Moyen-Orient, selon les derniers indicateurs ISM publiés ce mercredi. Cependant, la flambée des prix de l’énergie et l’incertitude géopolitique qui en découle pourraient rapidement peser sur la consommation et ralentir la croissance.
L’indice ISM des services pour février a surpris en atteignant 56,1, dépassant largement les prévisions des analystes qui tablaient sur 53,5. Ce chiffre, supérieur à 50, signale une expansion économique. L’activité commerciale a bondi à 59,9, son rythme de croissance le plus rapide depuis mai 2024. Les nouvelles commandes sont également restées fermes à 58,6, tandis que le carnet de commandes a grimpé à 55,9, après avoir atteint 44,0 le mois précédent. L’emploi a progressé plus modestement, à 51,8.
Ces chiffres interviennent après la publication lundi d’un indice manufacturier également supérieur à 50, suggérant un possible rebond du secteur après une période difficile. La combinaison de nouvelles commandes solides et d’un carnet de commandes en augmentation laisse présager une accélération de la production. Selon ING, les indices ISM actuels sont compatibles avec une croissance du PIB américaine dépassant les 3% cette année.
Un choc énergétique en perspective
Malgré cet optimisme initial, les marchés s’inquiètent de l’impact de la hausse des prix de l’énergie et des potentielles perturbations de l’approvisionnement en provenance du Golfe Persique. Une campagne militaire prolongée et des perturbations des flux énergétiques pourraient entraîner une augmentation des coûts de l’énergie tout au long de l’été, alimentant l’inflation.
Cette situation pèserait sur le pouvoir d’achat des ménages, qui devraient consacrer une part croissante de leur budget aux carburants, au chauffage et à l’électricité. Le secteur d’entreprise, déjà affecté par les tarifs douaniers, ferait également face à de nouvelles hausses de coûts.
Plus la période de prix élevés de l’énergie se prolongerait, plus le risque d’un impact négatif sur la demande deviendrait important. Cela pourrait, à terme, atténuer les pressions inflationnistes. La Réserve fédérale américaine surveillera attentivement l’évolution de l’inflation. Si les indicateurs sous-jacents (hors alimentation et énergie) commencent à se refroidir, la banque centrale pourrait envisager de réduire ses taux d’intérêt à plusieurs reprises au cours du second semestre de l’année.
L’impact de l’attaque sur l’Iran et les actions subséquentes sur les chaînes d’approvisionnement et l’économie mondiale est un sujet de préoccupation croissante, comme le souligne l’ISM World. https://www.ismworld.org/supply-management-news-and-reports/news-publications/inside-supply-management-magazine/blog/2026/2026-03/the-impacts-of-the-iran-attack-on-supply-chains-and-global-business/
Les monarchies du Golfe se retrouvent prises entre le marteau et l’enclume, confrontées à la fois à la situation désespérée de l’Iran et aux enjeux de sécurité liés à la présence américaine dans la région. https://carnegieendowment.org/emissary/2026/03/gulf-states-iran-war-security
L’activité américaine était en hausse avant l’action militaire, selon Seeking Alpha. https://news.google.com/rss/articles/CBMiigFBVV95cUxNczE3VDc4S1ZWY1BPQXJNdy1iWmNxaE9VaF9sUExFX29ZNEV3NmhpRGxyTFBpRVNwaXBWdUNMYWY1TEU3d3JSd1Y2a1BUUGxyM0hPSVZuXzZVNmwxOTJuOXJTaWthTFR0TlhJNGF3VnU4NjgxNnFodTJBdF9INkY1NThGM1RBOVNJOHc?oc=5
