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Détroit d’Ormuz : l’Asie se tourne vers le Canada pour l’énergie

Fermeture du détroit d’Ormuz : l’Asie se tourne vers le Canada pour sécuriser son approvisionnement énergétique

Par [Votre Nom], Rédacteur en chef, Section Économie, nouvelles-du-monde.com

VANCOUVER, Colombie-Britannique – La menace iranienne de bloquer le détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour l’approvisionnement énergétique mondial, a mis en lumière une vulnérabilité majeure pour l’Asie. Plus de 150 pétroliers et méthaniers ont préféré rester à quai plutôt que de risquer d’être attaqués, entraînant une flambée des prix et des mesures d’urgence pour réduire la consommation d’énergie sur le continent asiatique. Face à cette crise, une solution se profile à l’horizon : le Canada, et plus précisément sa côte Pacifique.

Selon des données de l’Administration américaine de l’information énergétique (EIA), plus de 80 % du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié (GNL) transitant par Ormuz en 2024 était destiné aux marchés asiatiques. La Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud représentaient à eux seuls près de 70 % de ces flux. La capacité des pipelines de contournement saoudien et émirati, à 2,6 millions de barils par jour, est largement insuffisante pour compenser les 20 millions de barils quotidiens actuellement bloqués. La situation est encore plus critique pour le GNL, qui ne dispose d’aucune alternative viable en cas de fermeture du détroit.

Cette crise a mis en évidence la nécessité pour l’Asie de diversifier ses sources d’approvisionnement énergétique. Et c’est là que le Canada entre en jeu. Les nouvelles infrastructures énergétiques canadiennes sur la côte Pacifique, notamment le projet GNL Canada à Kitimat et l’expansion du pipeline Trans Mountain, offrent aux acheteurs asiatiques une voie plus rapide, moins coûteuse et géopolitiquement plus sûre, évitant ainsi Ormuz, le détroit de Malacca et la mer de Chine méridionale.

Le GNL Canada a expédié son premier chargement en juin 2025, faisant du Canada un pays exportateur de GNL pour la première fois. Les livraisons atteignent les terminaux d’Asie du Nord-Est en seulement 11 jours, contre jusqu’à 24 jours via le canal de Panama depuis la côte du Golfe du Mexique aux États-Unis. Selon la société d’études RBN Energy, le coût de livraison du GNL canadien depuis Kitimat est inférieur à 1 $/MMBtu, contre 2 $/MMBtu ou plus via le Panama.

L’expansion du pipeline Trans Mountain, mise en service en mai 2024, a triplé la capacité d’exportation de pétrole brut canadien vers des destinations autres que les États-Unis, l’Asie – en particulier la Chine – devenant un acheteur clé.

Contrairement aux États-Unis, dont les terminaux GNL sont situés sur les côtes atlantique et du Golfe, le Canada offre un accès direct au marché asiatique via le Pacifique. Le projet Alaska LNG, bien que soutenu par l’administration Trump et disposant de permis fédéraux, est confronté à des difficultés pour obtenir des contrats à long terme et pourrait ne pas être opérationnel avant 2031.

Le Canada est sur le point d’augmenter considérablement sa capacité d’exportation de GNL. LNG Canada Phase 2, en cours de développement par un consortium comprenant Shell, Mitsubishi, Korea Gas Corporation, Petronas et PetroChina, devrait ajouter 14 millions de tonnes par an. Le projet Ksi Lisims LNG, près de Prince Rupert, a déjà obtenu toutes les approbations réglementaires nécessaires. Si ces deux projets sont menés à bien, la capacité d’exportation totale de GNL du Canada dépassera 40 millions de tonnes par an d’ici le début des années 2030.

Les entreprises énergétiques asiatiques qui concluront des contrats de 20 à 40 ans avec le Canada bénéficieront d’une assurance structurelle contre les futures perturbations de l’approvisionnement liées à Ormuz. Ottawa encourage activement la participation asiatique dans ces projets, dans le cadre d’une stratégie plus large visant à diversifier les exportations énergétiques au-delà du marché américain.

La situation actuelle, avec des tankers ancrés à l’extérieur d’Ormuz et des installations potentiellement ciblées, illustre les risques liés à la dépendance à un passage maritime étroit et surveillé par une puissance hostile. L’Asie a besoin d’une alternative, et le Canada est en mesure de la fournir.

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