Home DivertissementDead Lover : Comédie horrifique déjantée à Sundance

Dead Lover : Comédie horrifique déjantée à Sundance

Grace Glowicki et « Dead Lover » : L’horreur comique décalée qui fait vibrer Sundance

PARIS – Sundance a été le théâtre de la présentation d’un film qui ne laisse personne indifférent : « Dead Lover », la nouvelle œuvre de l’actrice et réalisatrice canadienne Grace Glowicki. Un mélange audacieux d’horreur, de comédie et d’absurde qui a conquis le public et la critique.

Glowicki, déjà reconnue pour son premier long métrage « Tito » (nommé aux Canadian Screen Awards), se présente ici sous un jour nouveau. Elle est à la fois l’auteur, la réalisatrice, la productrice et l’actrice principale de ce projet singulier. « Nous, l’équipe de programmation, adorons voir Midnight accueillir des œuvres originales, étranges et audacieuses », a déclaré Heidi Zwicker, programmatrice senior, lors de la première projection au Ray Theatre le 24 janvier.

Le film suit Grave Digger (Glowicki), une fossoyeuse excentrique à l’accent cockney exagéré, dont le plus grand désir est de trouver l’amour malgré une odeur corporelle… disons, particulière. Contre toute attente, elle rencontre le Lover (Ben Petri), un homme non seulement insensible à son parfum, mais véritablement attiré par celui-ci. Leur bonheur est de courte durée : le Lover périt en mer, ne laissant derrière lui qu’un seul doigt. Déterminée à le ramener à la vie, Grave Digger se lance alors dans une expérience scientifique improbable, inspirée de Frankenstein, semée d’embûches et de quiproquos.

« Chaque fois que je travaille avec Grace en tant qu’actrice, j’ai l’impression qu’elle me pousse à dépasser mes limites, et je suis persuadé que ça va être une catastrophe », a confié Ben Petri lors d’une séance de questions-réponses après la projection. « Mais à la fin, je suis tellement reconnaissant qu’elle m’ait poussé dans cette zone de confort. » L’actrice Leah Doz partage ce sentiment, soulignant que Glowicki n’hésite pas à explorer des thèmes dérangeants, vulgaires et effrayants, ce qui est rare dans le paysage cinématographique actuel.

« Dead Lover » se distingue par son approche collaborative et son esthétique volontairement artisanale. Glowicki a travaillé avec une équipe passionnée, où chacun a contribué à l’élaboration du film. Le costume de nuit porté par le Lover, par exemple, a été mis en valeur grâce à l’insistance de la costumière Courtney Mitchell, qui estimait qu’il n’y avait pas assez de plans le mettant en scène.

L’influence de diverses sources est palpable : de la comédie burlesque à Mel Brooks en passant par Monty Python et les films d’horreur des années 70. Glowicki elle-même cite son intérêt pour le « théâtre expérimental DIY » comme source d’inspiration principale.

« Dead Lover » est plus qu’un simple film : c’est un projet collectif, décalé et inspirant, qui incarne l’esprit indépendant du Festival de Sundance. Glowicki a exprimé sa gratitude envers le festival pour son soutien, affirmant que c’était son rêve de présenter son film à Sundance Midnight.

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