Cyberattaque d’origine iranienne frappe le géant médical Stryker, perturbant les opérations mondiales
Cork, Irlande – Le fabricant d’équipements médicaux Stryker est victime d’une cyberattaque à grande échelle, attribuée à un groupe de pirates informatiques soutenus par l’Iran, paralysant ses systèmes informatiques à travers le monde et affectant des milliers d’employés. L’attaque, qui a débuté mercredi, impacte les opérations en Europe, en Asie et aux États-Unis.
Selon des informations rapportées par l’Irish Mirror, la plupart des appareils de travail, y compris les téléphones personnels configurés avec un profil professionnel Stryker, ont été effacés par les cybercriminels. Stryker a confirmé à ses employés basés à Cork, en Irlande, qu’elle était confrontée à une "perturbation mondiale sévère affectant tous les ordinateurs portables et systèmes Stryker connectés à notre réseau". Un message similaire a été envoyé aux équipes en Asie.
"À l’heure actuelle, la cause première n’a pas encore été identifiée", a déclaré Stryker dans une communication interne, ajoutant qu’elle travaillait activement avec Microsoft pour traiter cet incident critique à l’échelle de l’entreprise.
L’attaque intervient dans un contexte de multiplication des cyberattaques contre des infrastructures critiques, notamment dans le secteur de la santé. Les experts soulignent que les hôpitaux et les fabricants d’équipements médicaux sont des cibles particulièrement vulnérables, car une interruption de leurs systèmes peut avoir des conséquences directes sur la vie des patients.
Les actions de Stryker ont chuté d’environ 3% mercredi suite à la publication de ces informations, selon Reuters.
Bien que l’origine exacte de l’attaque et ses motivations restent floues, les soupçons se portent sur un groupe de pirates informatiques lié à l’Iran. Cette attribution, si confirmée, pourrait entraîner des tensions diplomatiques supplémentaires.
L’incident souligne la nécessité pour les entreprises, en particulier celles opérant dans des secteurs sensibles, de renforcer leurs mesures de cybersécurité et de se préparer à faire face à des menaces de plus en plus sophistiquées. Les autorités compétentes n’ont pas encore fait de déclaration officielle concernant cette attaque.
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