Chevron négocie l’ajout de deux nouveaux gisements pétroliers au Venezuela, consolidant ainsi sa position de seule grande entreprise énergétique américaine active dans le pays. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement stratégique mené par l’administration américaine dans le secteur pétrolier vénézuélien.
Négociations en cours pour de nouveaux gisements
Chevron mène actuellement des discussions pour ajouter deux nouveaux gisements pétroliers à ses activités au Venezuela. L’entreprise de Houston, qui représente déjà environ un cinquième de la production totale de pétrole du pays sud-américain, poursuit ces pourparlers discrets selon des personnes proches du dossier, selon Bloomberg. Chevron declined to comment on the matter.
Ces pourparlers interviennent alors que d’autres acteurs énergétiques américains étudient de nouveaux investissements potentiels dans la région. D’autres entreprises énergétiques américaines examinent également des opportunités de déploiement, tandis que Halliburton Co. est en discussions pour apporter des équipements pétroliers. The Wall Street Journal reported earlier that Chevron was in talks to expand in Venezuela, noting that other companies were also nearing deals to invest in Venezuela and that Halliburton Co. is in talks to bring oil equipment there.
Un contexte politique transformé par Washington
Le rapprochement entre les intérêts américains et l’industrie pétrolière vénézuélienne fait suite à des bouleversements politiques majeurs. En janvier, les forces américaines ont saisi Nicolás Maduro et ont effectivement confié le contrôle du Venezuela à son ancienne vice-présidente Delcy Rodríguez, qui est depuis devenue alliée de l’administration Trump. Dans les mois qui ont suivi, le président Donald Trump a fait pression pour que les entreprises américaines reconstruisent l’industrie pétrolière de la nation.
Dans le même temps, des baux d’une durée pouvant atteindre 100 ans sur plusieurs gisements pétroliers font l’objet de discussions de la part de responsables américains, d’après les personnes familières avec le dossier. Le secteur a déjà enregistré une hausse de sa production de près de 300 000 barils par jour depuis l’éviction de Nicolás Maduro, selon les données compilées par Bloomberg, soutenue par un allègement des sanctions de Washington pour permettre aux entreprises américaines et aux entrepreneurs de champs pétroliers de faire des affaires dans le pays tout en contrôlant les ventes de pétrole vénézuélien.
Investissements et défis pour la production vénézuélienne
L’implication des géants américains ne se limite pas à Chevron. Chevron (CVX) et Halliburton (HAL) figurent parmi les entreprises énergétiques américaines proches de finaliser des accords pour investir des milliards de dollars dans les champs pétrolifères vénézuéliens, ainsi que l’a rapporté The Wall Street Journal vendredi dans une percée potentielle pour la stratégie énergétique du président Trump après des mois de négociations lentes. Le géant des services pétroliers SLB et le producteur indépendant Hunt Oil Co. ont également signé des contrats avec le gouvernement vénézuélien ce mois-ci.

Malgré ces perspectives d’expansion, les analystes et experts de l’industrie rappellent que le redressement complet de la production nécessitera du temps alors que Chevron et d’autres producteurs se préparent à signer de nouveaux contrats pétroliers. Les producteurs devront faire face à des infrastructures dégradées, à une électricité non fiable et à des passifs environnementaux légués. Les analystes et experts de l’industrie affirment qu’il pourrait falloir plus d’une décennie pour restaurer la production aux environ de 3 millions de barils par jour que le Venezuela pompait avant le début du déclin séculaire de son industrie pétrolière.
Enjeux stratégiques et contestations constitutionnelles
L’obtention d’un accès accru aux vastes réserves pétrolières du Venezuela permettrait d’augmenter les approvisionnements américains à une époque de forte volatilité des marchés causée par la guerre en Iran et les efforts de Téhéran pour étouffer le transport maritime commercial dans le détroit d’Hormuz. Cela pourrait également aider les États-Unis alors qu’ils luttent pour recharger leur Réserve stratégique de pétrole (Strategic Petroleum Reserve) épuisée, qui se situe à un niveau bas en plus de quatre décennies.

Cette implication directe soulève toutefois des débats juridiques. Pendant ce temps, certaines personnalités vénézuéliennes de premier plan — notamment le professeur de l’Université Harvard et ancien ministre vénézuélien Ricardo Hausmann — remettent en question la constitutionnalité du contrôle d’une puissance étrangère sur les réserves de la nation.