Une étude menée dans le parc Kruger national en Afrique du Sud démontre que la carcasse d’un éléphant modifie durablement son environnement pendant près de huit ans en libérant massivement de l’azote et du phosphore.
Selon une recherche publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), la carcasse de l’animal laisse une empreinte chimique et biologique invisible durant environ huit années.
L’enquête a examiné 40 sites de décès d’éléphants. Les durées écoulées depuis la mort variaient de huit jours à sept ans et huit mois.
Des chercheurs étudient 40 sites de mortalité
Les chercheurs ont analysé la composition de la terre, les végétaux présents et la quantité d’éléments nutritifs. Ils ont également installé des caméras afin d’observer la fréquentation animale de ces zones précises.
La masse de l’animal bloque la lumière solaire et détruit la végétation située directement sous son corps au commencement. Les nutriments se libèrent et s’accumulent dans la terre à mesure que la décomposition avance.
La chimie du sol se transforme durablement
Les analyses montrent que la concentration d’ammonium atteint environ 31 fois la normale par rapport aux zones de référence. Les niveaux de nitrates s’élèvent quant à eux de sept fois, tandis que le phosphore triple.
Ces transformations profondes modifient la flore et les micro-organismes du sol. Leurs diversités chutent en raison des conditions inhabituelles générées par la décomposition organique.
Ces périmètres se transforment en parcelles où la variété des organismes vivants diminue temporairement malgré une intense activité biologique.
Des herbes riches attirent les herbivores
Des herbes spécifiques parviennent à pousser sur ces emplacements avec le temps. Particulièrement riches en éléments nutritifs, elles captivent l’intérêt des animaux végétariens.
Les relevés de terrain indiquent que la fréquence du pâturage dans les sites de décès est restée supérieure de plus de trois fois même après sept années révolues.
Les répercussions touchent toute la savane
D’après les informations rapportées par le journal Washington Post
, ces modifications démontrent que les dépouilles d’éléphants influencent activement le cycle des nutriments et les interactions entre la terre, les plantes et la faune sauvage de la savane africaine. Les scientifiques n’ont toutefois pas encore pu déterminer avec exactitude le terme final de ces influences écologiques à long terme.
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