Home NouvellesBurlington érige un mémorial en hommage aux victimes d’abus de St. Joseph

Burlington érige un mémorial en hommage aux victimes d’abus de St. Joseph

Burlington inaugure un mémorial poignant pour les victimes d’institutions d’accueil

Burlington, Vermont – Un nouveau mémorial a été inauguré à Burlington, Vermont, rendant hommage aux victimes d’institutions d’accueil et aux séquelles intergénérationnelles des traumatismes. L’initiative, soutenue par le département des parcs, des loisirs et du front de mer de Burlington et des dons totalisant 160 000 $, a rassemblé des dirigeants locaux et d’État, ainsi que des survivants venus de plusieurs États, dont la Floride.

La cérémonie a été marquée par le témoignage poignant de Debi Gevry,62 ans,qui a partagé l’histoire de son père,contraint de placer elle et ses frères et sœurs dans un orphelinat dans les années 1960 en raison de difficultés financières. Gevry a souligné la souffrance silencieuse des victimes souvent invisibles, et le fardeau émotionnel transmis aux générations suivantes.

“il l’a fait pensant qu’il faisait ce qui était le mieux pour ses enfants”, a-t-elle déclaré, expliquant que son père, mécanicien, a sacrifié son propre bien-être pour assurer la survie de sa famille, ignorant l’impact profond de cette séparation.

Gevry a révélé n’avoir connu l’affection d’un câlin qu’après avoir quitté l’institution à l’âge de 12 ans, et a admis que les traumatismes de son enfance continuent de la hanter. Elle a également évoqué la transmission inconsciente de ses peurs et de ses angoisses à sa propre famille, illustrant l’effet domino des abus.

Le mémorial comprend une pierre commémorative portant un poème écrit par Gevry, dont le refrain, “nous nous souviendrons de nous”, résonne comme un appel à la reconnaissance et à la guérison.

“Je ne serai peut-être jamais complètement entier”, a-t-elle conclu, “mais je ne serai pas réduit au silence.”

Un héritage de souffrance silencieuse

L’inauguration de ce mémorial intervient dans un contexte plus large de prise de conscience croissante des abus et des négligences commis dans les institutions d’accueil au cours du XXe siècle. Ces institutions, souvent présentées comme des refuges pour les enfants vulnérables, ont été le théâtre de maltraitances physiques, émotionnelles et sexuelles, laissant des cicatrices profondes sur des milliers de personnes.

Les conséquences de ces traumatismes ne se limitent pas aux survivants directs.Des études ont montré que les enfants ayant vécu dans des institutions d’accueil sont plus susceptibles de souffrir de problèmes de santé mentale, de troubles de l’attachement, de difficultés relationnelles et de comportements à risque.De plus, les traumatismes non résolus peuvent être transmis aux générations suivantes, perpétuant un cycle de souffrance.

L’initiative de Burlington représente un pas important vers la reconnaissance de cette histoire douloureuse et la promotion de la guérison pour les survivants et leurs familles. Elle souligne également la nécessité de continuer à sensibiliser le public aux conséquences à long terme des abus et de mettre en place des mesures de protection pour prévenir de tels actes à l’avenir.

Ce mémorial est un rappel poignant que le silence est complice et que la reconnaissance de la souffrance est la première étape vers la guérison. Il offre un espace de mémoire et de réflexion pour ceux qui ont été touchés par les institutions d’accueil, et un message d’espoir pour l’avenir.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.