La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite a intercepté un missile balistique au-dessus de Riyad, tandis que les rebelles houthis au Yémen menacent les intérêts américains d’une riposte rapide et douloureuse, après une série d’attaques répétées contre les infrastructures et les aéroports du royaume.
L’actualité dans la péninsule arabique s’accélère avec de nouvelles explosions entendues dans la capitale saoudienne, peu après l’envoi par les autorités d’un message d’avertissement aux habitants les incitant à se mettre à l’abri à l’écart des fenêtres et des portes. Le général Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition menée par l’Arabie saoudite, a confirmé l’interception et la destruction d’un missile balistique tiré en direction de Riyad par les combattants pro-iraniens. Cet épisode survient à la suite d’un bombardement exceptionnel mené contre l’aéroport de la capitale saoudienne, qui a fait 13 morts et plus de 300 blessés.
Les rebelles houthis menacent Washington de représailles
Du côté de Sanaa, le mouvement houthi a revendiqué les tirs visant l’aéroport international Roi-Khalid.

Face à l’éventualité d’une implication militaire américaine après les déclarations du président Donald Trump étudiant une participation aux frappes aux côtés de Riyad, les rebelles ont haussé le ton.
Mohammed Al Bukhaiti, membre du bureau politique d’Ansar Allah, a déclaré : « Si les États-Unis s’impliquent dans l’agression contre le Yémen, nous ne tergiverserons pas (…). La riposte sera rapide et douloureuse à l’encontre des États-Unis et de tous leurs intérêts dans la région. »
Le responsable a également enjoint les salariés des infrastructures pétrolières et des aéroports saoudiens à s’écarter de ces sites, les qualifiant d’objectifs légitimes.
Perturbations du trafic aérien saoudien
L’autorité de l’aviation civile saoudienne a prolongé la suspension des opérations opérationnelles à l’aéroport international Roi-Khalid afin de mener les vérifications techniques nécessaires sur la sécurité des installations. Cette série d’attaques contre cinq aéroports différents depuis le début d’octobre a fait un bilan total de vingt morts et de centaines de blessés.

Réactions diplomatiques et crise humanitaire
Sur le plan diplomatique, les condamnations se multiplient. La Chine a exprimé sa vive préoccupation face à la dégradation de la situation, exhortant les belligérants à privilégier le dialogue. Pendant ce temps, l’Iran a fait part de son disposition à appuyer la médiation entre les parties. En Europe, le gouvernement britannique a indiqué qu’il examinerait toute requête de soutien sécuritaire émanant de Riyad, tandis que la Turquie a réitéré son appui total au royaume.
À l’échelle régionale, le conseiller présidentiel émirati Anwar Gargash a insisté sur la nécessité de consolider la sécurité collective du Golfe face à des menaces qu’il juge indissociables. De son côté, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a averti qu’un prolongement des hostilités aggraverait la situation humanitaire dans un pays où l’Organisation internationale pour les migrations estime que plus de personnes ont déjà fui leurs foyers depuis la reprise des affrontements armés.
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