Home Sciences et technologiesApplication FLO: c’est ainsi que les données de cycle ont atterri sur Facebook et Google

Application FLO: c’est ainsi que les données de cycle ont atterri sur Facebook et Google

by Louis Girard - Tech

Scandale des données de santé : l’submission de suivi des règles Flo a-t-elle trahi la confiance de ses utilisatrices ?

Berlin – Une enquête révèle que l’application populaire de suivi du cycle menstruel, Flo, a potentiellement partagé des données de santé sensibles avec des géants de la technologie comme Meta (Facebook) et Google entre 2016 et 2019, malgré ses promesses de confidentialité. L’facts, qui soulève de sérieuses questions sur la protection des données personnelles, est susceptible d’avoir des répercussions importantes, notamment en Europe.

Selon les informations disponibles, Flo intégrait des outils logiciels appartenant à Meta, Google et d’autres entreprises. Ces outils collectaient des données précises sur le cycle menstruel des utilisatrices, notamment des informations indiquant si elles étaient enceintes ou en période de règles, via des signaux tels que “r_pregnancy_week_chosen” ou “p_accept_pushes_period”.

Flo se défend aujourd’hui, affirmant dans un communiqué de 2024 : “Nous n’avons jamais – et ne vendrons jamais vos données, et nous ne partagerons pas vos informations de santé à des fins de marketing avec des tiers.” Cependant, les preuves suggèrent une réalité différente dans le passé.

Quelles sont les implications pour l’Allemagne et l’europe ?

Le partage systématique de données de santé, considéré comme une catégorie de données particulièrement sensibles, est strictement encadré par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) de l’Union Européenne. L’article 9 du RGPD interdit généralement le traitement de ces données sans consentement explicite. Le partage d’informations sur le cycle menstruel avec des outils publicitaires, tel qu’il semble s’être produit, serait donc illégal en Allemagne et dans d’autres pays de l’UE.

À ce jour, aucune amende n’a été infligée à Flo par les autorités européennes. L’ICO (Information Commissioner’s Office), l’autorité britannique de protection des données, a toutefois examiné les pratiques de l’application en 2023 et 2024, et a émis des avertissements concernant le manque de transparence.

Comment se protéger ?

Face à cette révélation, il est crucial pour les utilisatrices de ces applications de prendre des mesures pour protéger leur vie privée.voici quelques conseils :

* Vérifiez les paramètres de confidentialité : Examinez attentivement les paramètres de confidentialité de l’application et révoquez le suivi marketing si possible.
* Utilisez le mode anonyme : Le mode de navigation privée (ou anonyme) offre une protection supplémentaire, bien qu’il puisse limiter certaines fonctionnalités de l’application.
* Désactivez l’identifiant publicitaire : Vous pouvez désactiver l’identifiant publicitaire dans les paramètres de votre smartphone (iOS ou Android). Cela limite la capacité des applications à vous suivre à des fins publicitaires.
* Soyez conscient des alternatives : Explorez des applications de suivi du cycle menstruel qui mettent l’accent sur la confidentialité et la sécurité des données.

Un rappel de la fragilité de la vie privée numérique

Ce scandale met en lumière la vulnérabilité des données personnelles dans l’écosystème numérique. Il souligne l’importance de lire attentivement les politiques de confidentialité des applications que nous utilisons et de prendre des mesures proactives pour protéger notre vie privée. La question de la protection des données de santé, en particulier, est de plus en plus cruciale à l’ère de la numérisation croissante de nos vies. Il est impératif que les entreprises soient tenues responsables de leurs pratiques en matière de données et que les réglementations soient renforcées pour garantir la protection des droits fondamentaux des individus.

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