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Amy Allocco présente ses recherches à la Conférence européenne d’études sud-asiatiques

Amy Allocco présente ses recherches sur la musique rituelle tamoule à Heidelberg

Heidelberg, Allemagne – L’universitaire américaine Amy Allocco a présenté ses dernières recherches sur l’évolution de la musique rituelle hindoue tamoule lors de la Conférence Européenne sur les Études Sudasiatiques (ECSAS) à heidelberg, en Allemagne. Sa présentation portait sur les pampaikkārar, les prêtres-batteurs hindous, et leur adaptation aux changements religieux, esthétiques et technologiques.

Allocco a mis en lumière la manière dont ces musiciens traditionnels intègrent désormais les outils numériques et les réseaux sociaux pour toucher un public plus large et assurer la pérennité de leur art. Ses travaux, issus d’une recherche de terrain récente dans le sud de l’Inde, financée par une bourse Fulbright-Nehru et l’American Institute of Indian Studies (AIIS), démontrent que ces innovations ne sont pas seulement artistiques, mais reflètent également les aspirations socio-économiques des artistes et les dynamiques de la mondialisation et du néolibéralisme dans la société tamoule contemporaine.

La conférence ECSAS, qui se tient tous les deux ans, a rassemblé près de 900 chercheurs venus du monde entier pour échanger sur l’étude de l’Asie du sud. Organisée par l’Institut d’Asie du Sud de l’université de Heidelberg – l’une des plus anciennes universités d’Allemagne, fondée en 1386 – l’événement s’est tenu à la Neue Universität.

Contexte : La musique rituelle tamoule, un art en mutation

La musique rituelle hindoue, et plus particulièrement celle pratiquée par les pampaikkārar dans la région tamoule, est profondément ancrée dans la tradition et joue un rôle essentiel dans les cérémonies religieuses. Historiquement transmise oralement de génération en génération, cette musique est aujourd’hui confrontée aux défis de la modernité. L’utilisation croissante des technologies numériques par les jeunes batteurs représente une tentative de concilier tradition et innovation, permettant ainsi de préserver et de diffuser cet héritage culturel auprès d’un public plus large, y compris la diaspora tamoule mondiale. Cette adaptation témoigne de la résilience et de la capacité d’évolution de cet art ancestral face aux mutations sociales et économiques.

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