Home InternationalAffaire Epstein : des documents retirés du ministère de la Justice américain

Affaire Epstein : des documents retirés du ministère de la Justice américain

Enquête sur Jeffrey Epstein : des documents retirés du ministère américain de la Justice, un ancien ministre français visé

WASHINGTON – Le ministère américain de la Justice a retiré temporairement des milliers de documents de son archive publique consacrée à l’affaire Jeffrey Epstein, a révélé la procureure générale adjointe Pam Bondi dans un courrier daté du 5 février. Cette décision intervient alors qu’une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale a été ouverte en France contre l’ancien ministre socialiste Jack Lang et sa fille, Caroline Lang, suite à la disparition d’un document les reliant à l’épinglé financier américain.

Le document en question, référencé EFTA01681865.pdf – DataSet 10, faisait partie d’une présentation de la Deutsche Bank au procureur de New York et était accessible en ligne jusqu’à lundi. Il révélait l’existence d’une société offshore, Prytanee LLC, détenue à 50% par la société de Jeffrey Epstein, Southern Trust Company, et à 50% par The Pierre Trust, un fonds appartenant à Caroline Lang.

Selon Le Figaro, qui a constaté la disparition du document, le compte courant de Prytanee LLC auprès de la Deutsche Bank, ouvert en janvier 2017, était présenté comme lié à l’acquisition d’œuvres d’art. Le document identifiait quatre personnes autorisées à effectuer des virements : Jeffrey Epstein, Caroline Lang, Darren Indyke (l’avocat d’Epstein) et Étienne Binant, un proche conseiller de Jack Lang. Ce dernier aurait reçu onze virements totalisant 1,4 million de dollars.

Le parquet national financier (PNF) français a ouvert une enquête préliminaire suite à ces révélations, visant Jack Lang et sa fille pour “blanchiment de fraude fiscale aggravée”. Jack Lang a réfuté toute implication dans les affaires financières d’Epstein, affirmant que son nom n’apparaissait que dans les statuts de l’entreprise créée en 2016.

La procureure générale adjointe Bondi a expliqué que le retrait des documents visait à protéger les victimes potentielles. “Tous les documents spécifiquement identifiés par les victimes ou leurs avocats comme contenant des informations permettant d’identifier les victimes ont été retirés pour être examinés plus en détail ou sont en cours de retrait”, a-t-elle précisé.

Todd Blanche, également procureur général adjoint, a indiqué que le ministère de la Justice possède six millions de documents liés à Jeffrey Epstein, mais que trois millions ne sont pas divulgués en raison de la présence de matériel pédopornographique ou pour protéger l’identité des victimes. 200 000 documents supplémentaires sont conservés en raison d’enquêtes en cours ou du secret professionnel.

L’affaire Epstein, qui a secoué les États-Unis et suscité un tollé international, a pris une nouvelle dimension avec ces révélations impliquant d’anciens responsables politiques français. Le trafic sexuel de mineures dont Epstein était accusé a conduit à son suicide en prison en 2019, laissant derrière lui un réseau complexe de complicités et de secrets.

Cette affaire souligne l’importance de la transparence dans les enquêtes sur les crimes sexuels et financiers, ainsi que la nécessité de protéger les victimes et de traduire les auteurs en justice. Le retrait temporaire des documents par le ministère américain de la Justice, bien que justifié par la protection des victimes, soulève des questions sur l’accès à l’information et la nécessité d’un contrôle public accru sur les enquêtes sensibles.

[Intégration potentielle d’un tweet pertinent sur l’affaire Epstein, par exemple, d’un journaliste suivant le dossier : [Insérer ici un tweet pertinent]]

[Intégration potentielle d’une courte vidéo YouTube expliquant le contexte de l’affaire Epstein : [Insérer ici un lien vers une vidéo YouTube pertinente]]

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.