Des scientifiques de la NASA se sont rendus dans les Highlands d’écosse pour analyser des roches vieilles de 1,2 milliard de ans. Cette expédition vise à interpréter les données du rover Perseverance et à comprendre comment d’éventuelles biosignatures anciennes se préservent dans des environnements comparables à ceux de Mars.
Une frange sauvage de la côte écossaise offre aux chercheurs un laboratoire naturel exceptionnel. L’équipe du Goddard Instrument Field Team, partie du Goddard Space Flight Center de la NASA situé à Greenbelt dans le Maryland, a parcouru les falaises et les côtes de la région de Clachtoll dans le nord-ouest des Highlands, ainsi que l’indique le rapport de mission publié par l’agence spatiale.
Bien que Mars soit aujourd’hui une planète sèche et froide, son relief porte les traces d’un passé façonné par l’eau. Les roches de la formation de Stoer se sont formées il y a environ 1,2 milliard d’années dans des milieux aquatiques anciens, tout en conservant des indices d’activité microbienne datant d’une époque où les plantes terrestres n’existaient pas encore. Cette double caractéristique rapproche ces formations géologiques de celles explorées par le rover Perseverance dans le cratère Jezero.
L’expédition de la NASA sur les falaises de Clachtoll
Le travail de terrain a exigé une organisation minutieuse face aux contraintes météorologiques et maritimes des Highlands. Les scientifiques ont dû chronométrer leurs déplacements pour atteindre les sites d’investigation et en repartir avant la marée haute, tout en manipulant des instruments portables pour évaluer directement sur place la composition chimique et minérale des strates.

Des chercheurs de l’université de Glasgow, de l’université de Cambridge, de l’université du Maryland et de l’université Stony Brook ont également prêté main-forte à l’équipe, aux côtés de collaborations avec le Johnson Space Center à Houston.
La NASA a indiqué : « Bien que Mars soit sèche aujourd’hui, le paysage martien, à l’instar de celui de notre propre planète, est façonné par une histoire ancienne d’eau courante. »
Le défi de distinguer la géologie de la biologie
Tout l’enjeu de cette analogie planétaire réside dans la distinction entre les structures d’origine biologique et celles façonnées par de simples processus géologiques. Selon la couverture de l’actualité internationale, des minéraux similaires peuvent se former sans la moindre intervention du vivant, ce qui complique l’interprétation des indices repérés sur la planète rouge.

L’an dernier, le rover Perseverance a mis au jour des roches baptisées Cheyava Falls dans le cratère Jezero, contenant des motifs minéraux et des matières organiques que la NASA qualifie de biosignatures potentielles. Comme le détaille la presse britannique, étudier des formations terrestres similaires permet aux chercheurs d’observer comment de telles traces persistent après des milliards d’années de métamorphose géologique.
L’analyse des échantillons et les perspectives de recherche
Les échantillons prélevés au cours de l’été dans la région de Stoer ont rejoint les laboratoires aux États-Unis. Des installations de pointe, impossibles à transporter sur le terrain, permettent désormais d’ausculter en détail la composition chimique et minérale de ces roches écossaises.
La NASA a souligné : « Apprendre comment les signes d’une vie ancienne apparaissent dans les roches terrestres telles que ces falaises écossaises peut nous aider à comprendre l’histoire de l’habitabilité et le potentiel de préservation et de détection des biosignatures sur Mars. »
D’après les analyses sectorielles relayées par les observateurs scientifiques, cette démarche sert aussi à combler les lacunes dans le registre géologique terrestre tout en préparant la communauté scientifique aux analyses d’échantillons martiens futurs. La toponymie martienne elle-même porte la trace de ces liens avec l’Écosse, plusieurs zones de la planète rouge ayant été baptisées en hommage à des formations géologiques locales telles que Torridon.
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