Russie : des missiles paralysent 90 % de la production d’acier ukrainienne

Des frappes de missiles balistiques russes ont mis hors service les trois principales usines sidérurgiques d’Ukraine dans les régions de Zaporijia et de Dnipropetrovsk en septembre 2026, paralysant 90% de la production nationale d’acier et portant un coup dur à l’économie de guerre du pays.

L’industrie sidérurgique ukrainienne subit les conséquences directes d’une campagne de bombardements intensifs. Des attaques répétées menées au début du mois de septembre 2026 ont touché des complexes métallurgiques majeurs, tuant 17 travailleurs et suspendant la quasi-totalité de la fabrication d’acier dans le pays selon les informations publiées par le Kyiv Post.

L’effondrement des trois géants de la sidérurgie

Les frappes ont ciblé avec précision les infrastructures des hauts fourneaux. Deux des usines touchées appartiennent à la société minière et métallurgique Metinvest, tandis que la troisième est le site intégré d’ArcelorMittal Kryvyi Rih, situé dans la région de Dnipropetrovsk. Ensemble, ces complexes représentaient 90% de la production d’acier de l’Ukraine d’après les précisions rapportées par Meduza.

Russie : des missiles paralysent 90 % de la production d'acier ukrainienne
Photo : kyivpost.com

L’impact sur l’emploi et les finances de l’État

L’arrêt prolongé de ces complexes menace directement plus de 15 000 salariés. Au-delà du sort des employés, la paralysie du secteur prive l’économie ukrainienne de recettes fiscales substantielles et de revenus en devises indispensables en temps de guerre comme le souligne le Kyiv Post.

Les frappes balistiques russes paralysent l’épine dorsale de l’acier ukrainien : seulement 10 % e…

La destruction physique se traduit déjà par de lourdes pertes financières.

Russie : des missiles paralysent 90 % de la production d'acier ukrainienne
Photo : francais.news-pravda.com

Les difficultés persistantes pour la reconstruction et l’exportation

Les équipes techniques et les ingénieurs se trouvent dans l’incapacité de fixer un calendrier précis pour la remise en état des installations endommagées. Les réparations nécessitent des équipements de rechange spécialisés et des travaux structurels d’envergure, dont la durée se comptera potentiellement en mois, voire en années. Les bombardements continus compliquent d’ailleurs toute tentative de réhabilitation. Alexander Vodoviz a ainsi rappelé qu’une tentative de redémarrage d’un haut fourneau à Zaporizhstal s’est soldée par une nouvelle frappe aérienne intervenue dix heures seulement après la reprise de l’activité selon les informations de la BBC.

Malgré l’ampleur des destructions et l’incertitude qui pèse sur l’avenir de la filière, des équipes continuent de déblayer les débris et de sécuriser les structures récupérables sur les sites touchés d’après les témoignages recueillis par la BBC.

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