La Comisión Federal para la Protección contra Riesgos Sanitarios autorizó el lenacapavir en México como profilaxis preexposición al VIH. Administré par injection sous-cutanée deux fois par an, ce médicament antirétroviral de longue durée offre une nouvelle alternative majeure pour la prévention du virus dans le pays.
Le Mexique franchit un cap décisif dans sa stratégie de prévention sanitaire. La Cofepris a officiellement accordé son enregistrement sanitaire à lenacapavir, ouvrant la voie à une option de profilaxie pré-exposition inédite sur le territoire national (la première alternative de ce type avec un schéma d’application semestral).
Jusqu’à présent, les usagers devaient s’en remettre à des comprimés quotidiens ou à des prises épisodiques autour des rapports sexuels. Ce nouveau traitement modifie profondément la donne en espaçant les interventions médicales à seulement deux injections par an, ce qui allège considérablement la charge quotidienne des bénéficiaires et répond aux difficultés d’observance souvent observées avec les traitements par voie orale.
Un antirétroviral innovant qui agit sur la capsule du virus
Loin de fonctionner comme un vaccin — qui stimulerait le système immunitaire pour produire ses propres défenses —, lenacapavir est un médicament antirétroviral d’action prolongée. Il cible directement l’agent pathogène en inhibant sa capsule, cette structure protéique indispensable qui protège le matériel génétique du virus de l’immunodéficience humaine et orchestre ses étapes de reproduction.
Développé par le laboratoire Gilead Sciences, le produit se distingue par sa pharmacocinétique unique. Une fois injecté par voie sous-cutanée, le principe actif demeure actif dans l’organisme pendant une période de six mois, garantissant une protection continue sans nécessiter de gestes répétés.
Les essais cliniques internationaux et l’implication du Mexique
L’autorisation délivrée par l’autorité sanitaire mexicaine s’appuie sur des dossiers d’évaluation rigoureux, nourris par des recherches internationales de grande envergure. L’Organisation mondiale de la santé avait déjà recommandé en juillet 2025 d’intégrer cette formule semestrielle pour surmonter les barrières persistantes liées au traitement, telles que l’oubli des doses, la stigmatisation sociale ou l’éloignement des centres de soins.

Le dossier clinique repose notamment sur deux essais de phase 3 de premier plan :

- Le programme PURPOSE 1, mené auprès de femmes et d’adolescentes en Afrique, n’a compté aucune infection parmi les participantes ayant reçu lenacapavir.
- Le volet PURPOSE 2 a évalué l’efficacité auprès d’une cohorte diversifiée comprenant des hommes cisgenres, des personnes transgenres et non binaires, affichant des taux de protection extrêmement élevés.
Le Mexique n’a pas seulement observé ces avancées de loin. Dès 2023, la Cofepris avait autorisé le protocole de recherche GS-US-528-9023, permettant à des patients locaux de participer activement à l’évaluation clinique de ce dispositif préventif pour les populations exposées.
Perspectives et vigilance pour l’accès aux soins
Les autorités sanitaires rappellent que la mise sur le marché ne signifie pas une disponibilité immédiate et universelle, les calendriers d’intégration restant à préciser par les institutions.
Par ailleurs, les agences de santé insistent sur un impératif clinique fondamental : l’utilisation de la PrEP exige un dépistage rigoureux et régulier. Une infection par le VIH non détectée au moment de l’injection ou durant le suivi pourrait favoriser l’émergence de résistances médicamenteuses, rendant indispensable un encadrement médical étroit à chaque étape du traitement.
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