Le président chinois Xi Jinping est arrivé à Washington pour une visite d’État de trois jours, marquée par un accueil fastueux de Donald Trump à la Maison-Blanche, la prolongation de la trêve commerciale jusqu’au 10 janvier et des discussions stratégiques sur l’intelligence artificielle et la sécurité.
Le dirigeant chinois a atterri à la base aérienne Andrews, où le président américain Donald Trump a bousculé le protocole en venant l’accueillir en personne en compagnie de Melania Trump. Cet accueil d’une rare exception, souligné par un survol d’avions de combat et une haie d’honneur militaire, a donné le ton d’une visite axée à la fois sur la mise en scène diplomatique et sur des dossiers économiques de premier plan.
Trêve commerciale prolongée et cadre stratégique
Le fait marquant de cette séquence diplomatique s’est concrétisé par l’annonce officielle du ministre américain des Finances, Scott Bessent. La détente économique entre Washington et Pékin a été prolongée jusqu’au 10 janvier, repoussant l’échéance initiale fixée au 10 novembre. Cette décision offre aux deux superpuissances un répit pour stabiliser leurs relations commerciales après la surenchère de droits de douane qui avait secoué l’économie mondiale en octobre 2025.
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Coopération sur l’intelligence artificielle et la sécurité mondiale
Au-delà du commerce, les entretiens bilatéraux abordent des sujets sensibles comme la sécurité internationale, l’Iran et l’intelligence artificielle. Xi Jinping a insisté sur la responsabilité partagée des deux puissances dans ce domaine technologique de pointe.

Xi Jinping a déclaré que la Chine et les États-Unis sont tous deux des pays leaders dans le domaine de l’intelligence artificielle.
De son côté, Donald Trump a confirmé que les questions d’anxiété sécuritaire, technologique et d’intelligence artificielle occupent une place centrale dans l’agenda des négociations à huis clos dans le Bureau ovale.
Perspectives et diplomatie culturelle
Cette rencontre au sommet s’accompagne de gestes diplomatiques traditionnels, à l’image de la relance de la diplomatie des pandas. Le dirigeant chinois a annoncé que deux pandas, Ping Ping et Fu Shuang, seront transférés dans un zoo d’Atlanta, perpétuant une tradition initiée en 1972. Par ailleurs, Pékin prévoit d’inviter de nombreux jeunes Américains à se rendre en Chine pour des programmes d’échange sur une période de cinq ans.

Alors que le président américain fait face à des échéances électorales législatives délicates en novembre sur fond de préoccupations liées au coût de la vie, cette visite d’État illustre une volonté affichée de gestion pragmatique des désaccords entre Pékin et Washington, tout en maintenant des lignes de dialogue ouvertes sur les dossiers les plus complexes.
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