Le Fidesz accuse Magyar Péter de mensonge et d’autoritarisme

Cette passe d’armes politique intervient dans un climat de tension accrue concernant les réformes institutionnelles et judiciaires.

La riposte du Fidesz et les accusations d’autoritarisme

La réaction de la formation politique au pouvoir ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel transmis à l’agence MTI, le directeur de la communication du Fidesz, Havasi Bertalan, a rejeté en bloc les déclarations formulées par le chef du gouvernement lors de son passage matinal à la radio publique sur les antennes du Kossuth rádió.

Le Fidesz accuse Magyar Péter de mensonge et d'autoritarisme
Photo: 24

Selon le porte-parole, les engagements pris par l’exécutif manquent totalement de crédibilité. Le communiqué assène que Magyar Péter « unetlen szavát, egyetlen ígéretét sem lehet elhinni. Összevissza beszél, amit egyik nap állít, annak az ellenkezőjével érvel másnap.

Le Fidesz conteste également la légitimité des chantiers législatifs en cours, affirmant qu’« jogtalanságra nem lehet jogot alapozni; a leendő tiszás alkotmánytervezet és választási törvény ugyanúgy illegitim, mint Magyar Péterék egész rendszere ». Le projet de future constitution ainsi que la réforme de la loi électorale préparés par la majorité actuelle ont ainsi été qualifiés d’illégitimes par le parti d’opposition.

Tensions autour de la justice et de l’Office de protection des biens

Le différend politique s’est intensifié autour des avertissements lancés par l’ancien Premier ministre Orbán Viktor vasárnap este a Bayer Showban, où le Fidesz-elnök a donné un exkluzív interjú. Ce dernier a évoqué les responsabilités qui pèseraient sur le personnel et les dirigeants des institutions de contrôle, affirmant que qui travaille dans le Nemzeti Vagyonvisszaszerzési és Vagyonvédelmi Hivatal (NVVH), dans cet « ÁVH », doit assumer une responsabilité financière et juridique si le Fidesz revient au pouvoir.

Le Fidesz accuse Magyar Péter de mensonge et d'autoritarisme
Photo: Origo

La direction du Fidesz a défendu ces propos, estimant qu’Orbán Viktor « korrekt módon, egyenesen megmondta, mire számíthatnak a demokratikus jogállam lebontásáért felelős személyek, beleértve a Tisza-ÁVH vezetőit és leendő munkatársait is » au sujet des personnes tenues responsables selon eux du démantèlement de l’État de droit démocratique.

Le Fidesz accuse Magyar Péter de mensonge et d'autoritarisme
Photo: Telex

Dans ses déclarations, le parti d’opposition a employé l’appellation critique de Tisza-ÁVH en évoquant les effectifs et les responsables rattachés au Bureau national de recouvrement et de protection des avoirs, connu sous l’acronyme NVVH, avertissant que ces agents s’exposent à des suites financières et judiciaires en cas d’alternance politique. Magyar Péter a quant à lui réagi en qualifiant cette menace de « példátlan », tout en reprochant à son prédécesseur d’avoir menacé des « rendőröket, ügyészeket, adónyomozókat, pénzügyőröket », et en soulignant sur Index qu’Orbán Viktor a ciblé ces procureurs et policiers tout en précisant que ce n’était pas aux dirigeants qu’il s’adressait ainsi.

Projets de réformes et calendrier institutionnel

Face à ces critiques, le chef du gouvernement a détaillé plusieurs orientations pour l’avenir institutionnel et social du pays.

Fidesz reagált Magyar Péter rádiós interjújára: „Összevissza beszél”

Interrogé sur les perspectives de concrétisation et sur la question de savoir si l’on peut affirmer qu’il y aura une nouvelle constitution et une nouvelle loi électorale d’ici 2030, Magyar Péter a répondu par l’affirmative (« igen »), bien qu’il ait admis qu’il ne pouvait garantir formellement qu’elles entreraient effectivement en vigueur.

Sur le plan socio-économique, l’intervention a permis d’annoncer la création d’un fonds de crise de dix milliards de forints (10 milliárd forintos krízisalap) destiné à financer les interventions les plus urgentes. Le gouvernement promet en outre une revalorisation salariale de vingt à vingt-cinq pour cent (20-25 százalékos béremelés) pour les professionnels de la protection de l’enfance.

Concernant les allocations familiales, le dirigeant a réitéré son engagement à doubler les montants alloués afin d’aider les familles pour éviter les placements d’enfants ou permettre leur retour rapide, tout en précisant que cette mesure d’envergure se matérialisera concrètement à l’horizon 2027, selon la devise de l’exécutif fondée sur la progressivité (« lépésről lépésre, tégláról téglára »).

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