Une consultation publique a été lancée sur un projet de création d’une nouvelle entreprise publique galloise dédiée aux énergies renouvelables. Cette structure visera à développer des actifs propres, à réduire les coûts énergétiques sur le long terme et à renforcer la propriété locale des infrastructures, selon les documents officiels.
Le gouvernement gallois cherche à structurer son avenir énergétique à travers une nouvelle entité publique. Cette initiative vise à regrouper les compétences pour doter le pays d’une masse critique de ressources et de connaissances, selon les déclarations recueillies par la British Broadcasting Corporation lors d’un entretien radiophonique.
Les objectifs et la portée de la nouvelle structure publique
Le document de consultation précise que l’entreprise n’aura pas pour mission de remplacer les fournisseurs d’énergie existants ou de fixer directement les prix de l’électricité pour les ménages, comme l’a rapporté la BBC. Son rôle fondamental sera plutôt d’aider le pays de Galles à réduire ses coûts énergétiques au fil du temps en développant et en possédant des actifs d’énergie renouvelable tout en soutenant l’appropriation locale et les systèmes énergétiques intelligents.
La structure projetée fonctionnera de manière totalement indépendante de Great British Energy, l’organisation mise en place par le gouvernement britannique en 2024. Ses missions incluront également l’aide aux organisations locales pour consommer de l’énergie produite sur place et l’attraction d’investissements majeurs dans les infrastructures énergétiques du pays.
Projets actuels et options de dénomination en débat
Actuellement, la division TGC mène de front plusieurs projets sur des terrains appartenant au gouvernement gallois. Parmi ces chantiers figurent les parcs éoliens proposés à Carreg Wen, près d’Aberdare, ainsi qu’à Glyn Cothi, dans le Carmarthenshire. La consultation publique ouverte interroge directement les citoyens sur l’opportunité de baser la future société sur les fondations de TGC et de l’identifier soit sous son nom actuel, soit sous l’appellation Ynni Cymru.
Parmi les pistes étudiées figure également la prise de participations dans des projets de plus grande envergure, incluant l’éolien en mer, l’énergie marine et le secteur nucléaire. Un Fonds de richesse énergétique gallois est par ailleurs à l’étude afin de garantir que les retombées profitent directement aux populations les plus vulnérables et aux zones d’implantation des projets.
Price a déclaré que leur vision pour l’avenir du système énergétique au pays de Galles était celle d’un système propre, bon marché et leur appartenant, via la British Broadcasting Corporation.
Le parallèle historique et la transition énergétique
Les responsables du projet soulignent l’impératif de ne pas répéter les erreurs du passé industriel du pays. Le ministre interrogé par la BBC a déclaré qu’ils ne voulaient pas commettre la même erreur face à l’immense potentiel que possède le pays de Galles dans cette nouvelle révolution énergétique avec les énergies renouvelables, rappelant que le pays avait été un géant de l’énergie lors de la révolution industrielle grâce au charbon, sans que les habitants n’en retirent les principaux bénéfices.
Bien que de nombreux leviers réglementaires et politiques restent sous le contrôle direct du gouvernement britannique, la production d’énergie par le biais d’une entité publique pourrait rendre possibles des accords directs avec de grands consommateurs locaux, ouvrant la voie à des tarifs réduits.
Le défi de l’acceptabilité sociale et des retombées locales
L’analyse des discussions en ligne menées entre janvier 2024 et mai 2025 dans différentes régions montre que les préoccupations locales évoluent selon le stade de maturité des projets.

À Busselton, où les projets en sont encore au stade de la planification, les habitants s’interrogent principalement sur l’utilisation des sols, la valeur immobilière et l’impact visuel. Dans la localité de Kojonup, où un parc éolien est en cours de déploiement, les priorités se portent sur les retombées financières concrètes, l’emploi local et la juste répartition des avantages entre voisins. À l’inverse, la ville portuaire d’Albany, dotée de parcs éoliens en exploitation depuis plus de vingt ans, affiche un soutien massif : ses installations couvrent l’équivalent des besoins annuels en électricité de la cité et attirent des centaines de milliers de visiteurs chaque année.
Modèles internationaux de participation citoyenne
Pour répondre aux tensions foncières et garantir l’équité, plusieurs pays développent des mécanismes novateurs d’implication des communautés riveraines. En Écosse, les autorités recommandent depuis 2014 aux promoteurs éoliens de verser un minimum de £5,000 (environ A$9500) par mégawatt généré chaque année pour alimenter des fonds communautaires locaux. Au Danemark, des structures de type coopératif permettent aux résidents de détenir des parts directes dans les parcs de production renouvelable.

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