Un projet de loi sur le Fővárosi Közfejlesztések Tanácsa prévoit de réinstituer des réunions trimestrielles obligatoires entre le gouvernement et la direction de Budapest, selon les annonces faites cette semaine par les autorités et les ministres concernés.
Le paysage politique et administratif de Budapest s’apprête à connaître un tournant majeur. Lors d’un événement public organisé à l’occasion de l’inauguration de la prolongation de la ligne de trolleybus 81, le ministre des Transports et des Investissements a annoncé que le projet de loi concernant le Fővárosi Közfejlesztések Tanácsa (FKT) serait soumis au Parlement dans les prochains jours.
Cette instance de concertation entre l’État et la municipalité de la capitale existait déjà formellement, mais sa dynamique s’était essoufflée. Les sources indiquent que sous les administrations précédentes, le fonctionnement de l’organisme avait été vidé de sa substance avant que ses réunions ne soient complètement suspendues.
Le retour institutionnel du Fővárosi Közfejlesztések Tanácsa
Le texte déposé vise à inscrire la coopération institutionnelle dans la loi. Le maire de Budapest a salué cette évolution, estimant que la structure de dialogue ne dépendra plus de la simple volonté politique ou de l’humeur du moment.

Karácsony Gergely, maire principal, a déclaré que le partenariat entre le gouvernement et Budapest relève désormais de la loi.
Le conseil sera composé de dix membres, avec le Premier ministre comme président et le maire de Budapest comme coprésident, d’après les détails fournis par les publications spécialisées. De plus, les sessions devront se tenir au moins une fois par trimestre.
Karácsony Gergely, maire principal, a affirmé qu’en faisant du FKT une institution inscrite dans la loi et en rendant obligatoire par la législation sa réunion au moins trimestrielle, il y aura enfin un forum incontournable pour le dialogue entre le gouvernement et Budapest.
Gestion des espaces publics et des grands projets d’infrastructure
Le paquet législatif présenté par le ministère ne se limite pas à la création d’une instance de dialogue. Il prévoit également le transfert de la gestion de plusieurs places et espaces emblématiques de la capitale au profit de la Fővárosi Önkormányzat pour une durée de 99 ans et à titre gracieux, à compter du 1er octobre.

- La Vörösmarty tér
- La Podmaniczky tér
- La Széchenyi tér
- La József Attila utca
Les riverains et les usagers constateront également des changements concernant l’Erzsébet tér, où les restrictions liant l’exploitation aux autorités du Ve arrondissement seraient levées. Les quais du Danube situés dans le XXIIe arrondissement doivent aussi intégrer le périmètre de gestion de la municipalité pour s’aligner sur les compétences d’aménagement urbain.
Des chantiers prioritaires et un calendrier de relance
Les dossiers à l’ordre du jour du futur conseil sont nombreux et visent à débloquer des situations jugées prioritaires pour l’agglomération. Les autorités mentionnent explicitement le dossier de Rákosrendező, la prolongation de la ligne 3 du métro, la modernisation des lignes de trains de banlieue (HÉV) et le développement du réseau de tramways.
D’autres sujets épineux, tels que la protection contre les inondations, les investissements dans le secteur de la santé ainsi que la régulation des ports et des activités sur les berges du fleuve, devront également être mis en balance lors des prochaines rencontres institutionnelles.
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