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Des crues torrentielles meurtrières déclenchées par l’effondrement d’un glacier à la frontière sino-népalaise ont fait des centaines de morts et des milliers de disparus fin août 2026. Alors que les sauveteurs fouillent les tunnels hydroélectriques, les autorités craignent de nouvelles inondations et l’aide internationale s’organise au compte-goutte.
Le bilan humain et l’angoisse des disparus au Népal
Dans la capitale Katmandou, les familles sans nouvelles de leurs proches se massent le long d’un mur de vingt-cinq mètres près du Tribhuvan University Teaching Hospital pour y coller des photographies de disparus.
Parmi les personnes portées disparues figurent des centaines d’étrangers de plus d’une dizaine de nationalités différentes, notamment des touristes, des pèlerins et des travailleurs de chantiers hydroélectriques. Les autorités recensent des ressortissants de nombreux pays, dont des citoyens canadiens, britanniques et américains, pris au piège dans les vallées himalayennes touchées par les flots.
Le département d’État américain a confirmé que trois citoyens américains avaient été secourus et qu’environ 90 Américains potentiellement touchés faisaient l’objet d’un suivi attentif. Du côté du Canada, la ministre des Affaires étrangères Anita Anand a indiqué qu’un ressortissant canadien porté disparu avait été retrouvé sain et sauf, tandis qu’une trentaine d’autres demeuraient sans nouvelles.
Les causes géologiques de la catastrophe glaciaire
La crue spectaculaire trouve son origine dans l’effondrement brutal d’un glacier situé sur la frontière entre le Népal et la région autonome du Tibet. D’après l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), la rupture de la roche sous-jacente a été si violente qu’elle a généré des ondes sismiques enregistrées comme un séisme de magnitude 5,2, avant qu’une analyse combinée par images satellites et stations sismiques ne confirme qu’aucun tremblement de terre tectonique ne s’était produit.
La masse de débris et de glace libérée a immédiatement dévalé la montagne, provoquant un torrent marron de boue et d’eau qui a englouti des bâtiments et des ponts en quelques secondes dans les vallées de la Trishuli et de la Bhotekoshi. Si les scientifiques estiment que le changement climatique accentue la fréquence de tels événements extrêmes, ils rappellent qu’il est prématuré d’établir un lien direct unique.
Face aux débris massifs qui obstruent les cours d’eau, le gouvernement népalais a lancé un appel mondial.
Risques persistants de nouvelles inondations et opérations de secours
Les agences de gestion des risques ont émis de nouvelles alertes pour inciter les habitants des zones touchées à la vigilance absolue. Dharam Raj Uprety, directeur exécutif de l’Autorité nationale de réduction et de gestion des risques de catastrophe, a indiqué que les autorités chinoises avaient prévenu Katmandou d’une augmentation des débits en amont de la rivière Bhotekoshi.
Bien qu’un lac de barrage formé en altitude se soit en grande partie vidé, un cratère situé à 5,6 kilomètres en amont continue de retenir un volume estimé à 1,4 million de mètres cubes d’eau, nécessitant une surveillance constante. Des alertes par SMS ont ainsi été envoyées aux populations locales pour recommander l’évacuation vers les hauteurs.
Sur le terrain, les secouristes et les forces armées poursuivent des missions périlleuses, notamment dans les tunnels de plusieurs projets hydroélectriques où de nombreuses personnes sont redoutées coincées.
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