Microsoft a annoncé un changement majeur dans le calendrier de mise à jour de son navigateur Edge, qui passera à un rythme bimensuel à partir de la version 152. Parallèlement, la mise à jour KB5121003 de Windows 11 sème le chaos sur les ordinateurs ARM64, empêchant le lancement de Teams et d’Outlook.
Un nouveau rythme bimensuel pour les versions stables de Microsoft Edge
La compagnie Microsoft a officialisé une refonte majeure de sa planification pour les versions stables de son navigateur Edge sur l’ensemble des plateformes prises en charge.
Jusqu’à présent calé sur une parution mensuelle, le logiciel adoptera désormais un cycle de mises à jour toutes les deux semaines. L’éditeur emboîte ainsi le pas à Google Chrome, qui avait initié ce rythme accéléré par le passé.
Chaque nouvelle mouture contiendra environ deux fois moins de nouveautés que les anciennes livraisons mensuelles. Le volume global de fonctionnalités intégrées à long terme restera donc équivalent, mais les modifications parviendront aux utilisateurs de manière beaucoup plus progressive et fluide.
Impacts et alternatives pour les environnements professionnels
Pour les entreprises et les structures informatiques, cette transition comporte des aspects pratiques indéniables. Les développeurs estiment que cette méthode profite particulièrement aux organisations, car des correctifs et des paquets de modifications plus petits s’avèrent plus simples à tester et à valider. De plus, les correctifs de sécurité et les améliorations de plateforme pénètrent ainsi les systèmes informatiques avec une plus grande rapidité.
Malgré ce virage vers la rapidité, la firme de Redmond maintient des garde-fous pour les structures privilégiant la stabilité à long terme. Les entreprises et les utilisateurs récalcitrants à un rythme aussi frénétique pourront continuer d’exploiter le canal Extended Stable
, dont le calendrier reste figé sur une livraison tous les huit semaines.
Ce nouveau mode de distribution s’installera officiellement dès l’arrivée de la version Edge 152. Le déploiement touchera directement les environnements Windows, macOS, Linux ainsi que les systèmes d’exploitation mobiles.
La mise à jour KB5121003 paralyse les applications sur les ordinateurs ARM64
Le dernier Patch Tuesday de Windows 11 provoque des incidents inattendus en empêchant le démarrage des applications Teams et Outlook sur certains ordinateurs.

Les dysmorfies touchent principalement les machines équipées de processeurs ARM64, à l’instar des ordinateurs portables Surface Laptop 7, Surface Pro 11 et HP OmniBook 3. Le problème vise en premier lieu les logiciels distribués aux formats AppX ou MSIX.
Un utilisateur a indiqué via Tom’s Guide qu’elles ne se lancent pas ou se ferment immédiatement, tout en précisant qu’Outlook classique, Word, Excel et les autres applications Win32 continuent de fonctionner normalement.
D’autres témoignages corroborent l’ampleur du phénomène, à l’instar de Julius Heng, qui a déploré que l’écran devienne blanc et que l’application se ferme aussitôt. L’analyse technique menée par l’utilisateur Brian Stringfellow indique que l’anomalie découle d’états corrompus au sein du package AppModel Runtime, générant une erreur de dépendance 0x80073CFC au moment de la création du jeton.
Des antécédents techniques et des solutions palliatives limitées
Ce comportement dysfonctionnel s’inscrit dans une lignée de bugs similaires rencontrés plus tôt dans l’année. Un incident quasi identique s’était déjà manifesté avec la mise à jour KB5094126 sur la même typologie d’équipements, renforçant l’hypothèse d’une faille récurrente dans la gestion des paquets de type AppX et MSIX sous architecture ARM64.
Face à ces défaillances, les options de récupération traditionnelles se révèlent inopérantes. Les commandes de maintenance DISM, l’outil SFC ou encore une réinitialisation complète du système ne parviennent pas à corriger durablement le problème une fois le correctif réinstallé.
À l’heure actuelle, le moyen le plus efficace pour retrouver l’usage normal de Teams et du nouveau client Outlook consiste à désinstaller temporairement la mise à jour KB5121003. Cette manipulation comporte toutefois un compromis sécuritaire, puisqu’elle supprime par la même occasion les correctifs de vulnérabilités inclus dans le lot mensuel d’août.
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