L’émission India’s Got Latent
animée par Samay Raina provoque une vive polémique en ligne après des échanges humoristiques entre le présentateur et l’humoriste Sharon Verma sur leurs origines respectives. Les plaisanteries touchant l’Bihar et l’exode des Pandits du Cachemire suscitent de nombreuses critiques de personnalités politiques et d’internautes.
Une nouvelle séquence de divertissement numérique embrase le web et la classe politique indienne. Diffusé le vendredi 28 août 2026, le dernier épisode de la saison 2 du programme India’s Got Latent, animé par Samay Raina, est au centre d’une controverse majeure. L’émission, qui réunissait également les personnalités Orry, Archana Puran Singh et Nishant Suri, a dérapé lors d’un échange verbal entre le présentateur et l’humoriste Sharon Verma, provoquant des réactions outrées de responsables politiques et de nombreux spectateurs.
Échange de piques sur les origines régionales entre Samay Raina et Sharon Verma
La polémique trouve sa source dans une suite de répliques sarcastiques échangées sur le plateau. Samay Raina a ouvert les hostilités en introduisant Sharon Verma par une boutade sur ses attaches géographiques : il a déclaré qu’elle venait du Bihar, qu’elle était tellement originaire du Bihar qu’elle pensait que le mot « Ebola » signifiait que quelqu’un avait dit quelque chose, d’après les retranscriptions de l’échange.

L’humoriste a immédiatement riposté en ciblant l’identité cachemie du présentateur. Elle a rétorqué que Samay aimait se droguer, une allusion apparente aux périodes de troubles et de jets de pierres dans la vallée du Cachemire. La confrontation verbale s’est poursuivie lorsque le créateur du show a mentionné l’émigration de sa consœur vers Bombay pour y trouver un travail, qualifiant la situation de simple réalité biharie.
Sharon Verma a alors asséné une réplique cinglante, rapportée par la presse spécialisée, en affirmant qu’elle avait au moins quitté son État de son plein gré. Cette formule a été interprétée par les observateurs comme une référence directe à l’exode tragique des Pandits du Cachemire au début des années 1990.
Indignation politique et réactions des dirigeants du BJP et du Bihar
La diffusion de ces extraits sur les réseaux sociaux a rapidement mobilisé la sphère politique, conduisant plusieurs figures institutionnelles à condamner fermement les propos tenus à l’antenne. Ram Kadam, député de l’Assemblée législative pour le parti Bharatiya Janata Party, a exprimé son indignation en estimant que certaines personnes cherchaient délibérément à provoquer des scandales pour obtenir de la notoriété gratuite.

Ram Kadam, député du BJP, a affirmé qu’il fallait comprendre que les divinités de l’hindouisme Sanatan et les Pandits du Cachemire ne pouvaient pas être traités comme des sujets de ridicule, que quelqu’un ne pouvait pas faire délibérément quelque chose d’offensant avant de simplement s’excuser par la suite, tout en obtenant entre-temps dans tout le pays la publicité qu’il souhaitait gratuitement.
L’élu a également suggéré que les auteurs de tels propos fassent l’objet d’une interdiction temporaire d’accès aux plateformes numériques. Du côté du Bihar, le ministre de l’Éducation Mithilesh Tiwari a qualifié d’inacceptables toutes les remarques dérogatoires visant les citoyens du pays. Selon les déclarations rapportées par les sources, il a rappelé que les partisans d’un État unifié ne sauraient tolérer des discriminations fondées sur la caste ou la région.
La fracture en ligne et les autres tensions de l’épisode
Sur les plateformes de partage, l’opinion publique demeure profondément divisée. Tandis qu’une frange du public défend le format en le qualifiant de simple joute verbale entre humoristes, de nombreux utilisateurs reprochent aux intervenants de banaliser des traumatismes historiques profonds.
L’épisode a également été marqué par un autre accrochage notable impliquant l’actrice Archana Puran Singh. Alors que Samay Raina raillait les vidéastes web en affirmant que cette activité ne requérait aucun talent, la comédienne s’est insurgée en demandant si le fait d’injurier en constituait un, déclenchant les acclamations du public présent en studio.
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