Les négociations à l’origine de ce pacte ont impliqué directement le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth ainsi que la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodríguez.
Un accord pétrolier d’envergure inédite scellé entre Washington et Caracas
Du côté de Caracas, la cheffe de l’État par intérim salue une entente appelée à exercer un impact significatif sur la relance de notre nation, d’après des déclarations rapportées par la BBC. Le projet prévoit précisément l’exploitation de 17 champs pétroliers stratégiques recelant un potentiel prouvé de 65 milliards de barils.
Des investissements massifs et un contrôle partagé des gisements
L’envergure financière du projet dépasse largement le cadre d’un simple partenariat commercial. Le plan négocié implique un investissement de plus de 100 milliards de dollars, aux côtés de retombées fiscales estimées à plus de 209 milliards de dollars pour l’État vénézuélien. Pour le gouvernement américain, ces apports visent à stimuler la croissance économique tout en stabilisant les marchés internationaux.

Ces investissements contribueront non seulement à la reprise et à la modernisation de notre industrie, mais aussi à la croissance économique de notre pays, à la sécurité énergétique de notre hémisphère et à un meilleur équilibre sur les marchés internationaux. Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela
Dans le cadre de cette architecture opérationnelle, le gouvernement américain conservera une participation majoritaire dans une coentreprise constituée avec un opérateur privé expérimenté au Venezuela. La présidente par intérim a octroyé à cette structure une concession d’une durée d’un siècle pour mener ses activités sur les gisements concernés.
Le contexte géopolitique et la situation des réserves vénézuéliennes
Le 3 janvier, une opération des forces spéciales américaines, autorisée par le président américain, a conduit à l’arrestation de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, transférés par la suite aux États-Unis pour faire face à des accusations fédérales liées au trafic de drogue et au terrorisme. À la suite de cette intervention, l’administration américaine a signifié son intention d’encadrer provisoirement la gestion des hydrocarbures locaux jusqu’à l’amorce d’une transition jugée sûre et ordonnée.

Le Venezuela détient officiellement les plus vastes réserves de brut au monde, estimées à 303 milliards de barils, ce qui représente une part importante des approvisionnements mondiaux selon l’Administration américaine d’information sur l’énergie. Toutefois, l’appareil productif national souffre d’une infrastructure profondément dégradée depuis son apogée à la fin des années 1990, ne générant aujourd’hui qu’une fraction infime de la production mondiale.
Pressions intérieures et perspectives électorales
L’accélération de ce dossier énergétique répond également à des impératifs économiques urgents à Washington. La Maison-Blanche fait face à une contestation persistante concernant la cherté du carburant, accentuée par les tensions prolongées au Proche-Orient. Face à ces tensions sur les marchés, les réserves stratégiques de pétrole des États-Unis ont fléchi au cours de l’été pour repasser sous les seuils habituels.
Interrogé sur le calendrier politique local, le président américain a indiqué que le pays d’Amérique du Sud ne se trouvait pas encore prêt à organiser des élections pour désigner un nouveau gouvernement permanent dans l’immédiat.
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