La police népalaise a lancé une alerte aux inondations ce vendredi 28 août après avoir été informée de la rupture d’un lac glaciaire au Tibet. Cette nouvelle menace intervient alors que le pays panse ses plaies après une crue dévastatrice qui a fait près de 500 morts en début de semaine.
Rupture d’un lac au Tibet et risque de nouvelles crues
La police népalaise a émis une alerte critique après avoir reçu des informations concernant la rupture, sur le territoire chinois du Tibet, d’un lac glaciaire. Cette étendue d’eau s’était formée suite à l’effondrement d’un glacier, le même phénomène violent qui avait provoqué, deux jours plus auparavant, une crue dévastatrice dans la région.
L’alerte a été relayée rapidement sur les réseaux sociaux par les forces de l’ordre. Les autorités demandent à l’ensemble des équipes de sécurité de maintenir une vigilance absolue.
La police népalaise a indiqué, via les rapports d’actualité, qu’elle demandait à toutes les équipes de sécurité et de sauvetage ainsi qu’au public de rester en alerte, de se mettre immédiatement en lieu sûr et de rapporter tout éventuel incident.
Du côté de la Chine, les autorités n’ont pas immédiatement confirmé la rupture de cette retenue d’eau. Un média chinois a toutefois indiqué que les équipes de secours avaient dû suspendre leurs opérations au cœur de la zone sinistrée au sud-ouest du pays, en raison du danger immédiat posé par cette masse d’eau en surplomb.
Hausse du débit du fleuve Bhote Koshi et mobilisation des secours
Dans la foulée de l’alerte émise par la police, l’autorité népalaise en charge de la gestion des situations d’urgence a confirmé que le niveau et le débit de l’eau avaient évolué. Le fleuve qui était sorti de son lit plus tôt dans la semaine montre des signes inquiétants d’amplification.
Shanti Mahat, porte-parole de l’autorité de gestion des urgences, a précisé la situation sur le terrain en déclarant qu’elles avaient été informées que le flot d’eau boueuse avait légèrement grossi dans le secteur où s’est produite l’importante crue du fleuve Bhote Koshi et qu’il existait un risque de nouvelles inondations.
Face à ce péril imminent, les consignes aux populations locales et aux équipes d’intervention sont strictes. Les autorités ont indiqué que les personnes présentes dans les zones potentiellement touchées étaient instamment priées de rester sur leurs gardes et de gagner immédiatement un endroit sûr s’il existait le moindre risque.
Bilan humain dramatique et recherches pour retrouver les disparus
Cette menace survient alors que des milliers de secouristes sont déjà mobilisés pour porter secours aux populations touchées et tenter de retrouver les personnes portées disparues. Parmi elles figurent de nombreux touristes étrangers, dont le sort reste incertain.
Le dernier bilan officiel communiqué par les autorités fait état d’au moins 469 morts sur le seul territoire du Népal, emportés par un mur d’eau et de boue dévastateur. Plus de 900 personnes restent portées disparues, incluant 540 étrangers. Cette catastrophe naturelle est d’ores et déjà considérée comme la plus meurtrière qu’ait connue le pays depuis le séisme dévastateur de 2015.
Selon les analyses de l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), la vague initiale a été déclenchée par l’effondrement d’une portion de glacier. La violence de cet écroulement a été telle qu’elle a été enregistrée par les sismographes comme un tremblement de terre d’une magnitude de 5,2, provoquant par la même occasion de multiples glissements de terrain dans la vallée.
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