Ce montant représente environ 23 500 dollars de nouvelle dette fédérale pour chaque habitant du pays, d’après les données de la Federal Reserve Bank of New York.
Des promesses de réduction de la dette contredites par les faits
L’évolution observée va à l’encontre des déclarations faites par Donald Trump avant et pendant son accession au pouvoir. Le dirigeant s’était engagé à effacer l’ardoise fédérale en s’appuyant sur la renégociation d’accords commerciaux et sur la croissance économique.
Une fois installé à la Maison-Blanche, l’ex-président a réaffirmé sa confiance dans l’impact de sa politique fiscale et douanière. Le 27 juillet 2018, il déclarait sur la chaîne Fox News que la dette s’élevait à 21 000 milliards de dollars et que, lorsque la baisse d’impôts de 2017 porterait véritablement ses fruits, ils commenceraient à rembourser cette dette comme de l’eau. Quelques jours plus tard, il insistait sur l’effet escompté des taxes à l’importation en affirmant que, grâce aux droits de douane, ils seraient en mesure de commencer à résorber une grande partie des 21 000 milliards de dollars de dette accumulée, en grande partie par l’administration Obama.
Les facteurs budgétaires : réductions d’impôts et commerce mondial
La réalité des comptes publics s’est révélée bien différente des prévisions initiales. Lorsque Donald Trump a pris ses fonctions en janvier 2017, le Congressional Budget Office tablait sur des déficits de l’ordre de 2% à 3% du produit intérieur brut. Or, le déficit a atteint près de 4% du PIB en 2018 et est monté à 4,6% en 2019.
Plusieurs mécanismes expliquent cette dérive. La réforme fiscale de 2017, marquée notamment par la baisse du taux d’imposition des sociétés de 35% à 21%, a amputé les recettes fédérales.
Parallèlement, les taxes douanières imposées sur l’acier, l’aluminium et de nombreux produits en provenance de Chine, de l’Union européenne et d’autres partenaires ont généré des rentrées supplémentaires, sans toutefois combler le gouffre budgétaire. En 2019, ces barrières tarifaires ont rapporté environ 71 milliards de dollars, soit une augmentation de 36 milliards de dollars par rapport à la dernière année de l’administration Obama. Si la somme paraît importante, elle représente moins d’un sept cent cinquantième de la dette totale.
Un contexte économique tendu et des perspectives politiques inchangées
Le ratio de la dette publique par rapport au PIB a ainsi atteint ses plus hauts niveaux depuis la Seconde Guerre mondiale.
Pour l’avenir, les experts relèvent que la trajectoire des finances publiques ne devrait pas s’inverser sous les administrations successives.
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