Le parti Vooruit propose de réduire drastiquement le nombre de communes en Flandre, prévoyant de passer de 285 à environ 98 entités d’ici 2036. Selon Kurt De Loor, ces fusions deviendraient obligatoires dès 2030, alignant les frontières administratives sur les zones de police existantes pour atteindre environ 50 000 habitants par entité.
La structure administrative de la Flandre pourrait connaître un bouleversement majeur dans la prochaine décennie. Le parti Vooruit a présenté un projet visant à refondre l’organisation territoriale de la région, ramenant le nombre total de communes de 285 à environ 98 d’ici 2036. D’après les informations rapportées par Business AM, cette restructuration repose sur une obligation légale que le parti souhaite voir entrer en vigueur à partir de 2030.
Un alignement obligatoire sur les zones de police existantes
Au cœur de cette proposition se trouve une redéfinition des frontières locales. Selon Kurt De Loor cité par Business AM, les nouvelles limites des entités communales seraient directement calquées sur les zones de police déjà en place. Cette modification donnerait naissance à des structures administratives plus vastes, comptant chacune environ 50 000 habitants.
L’argument principal avancé par Vooruit réside dans l’efficacité administrative. Les collectivités locales de petite taille peinent aujourd’hui à assumer des tâches de plus en plus complexes et font face à de graves pénuries de personnel. Pour le parti, la politique actuelle menée par la ministre Hilde Crevits (cd&v), qui privilégie le volontariat, s’avère inefficace car elle génère des regroupements stratégiques et aléatoires plutôt qu’un système cohérent. En instaurant des fusions obligatoires, la Flandre disposerait ainsi d’une gouvernance plus solide dotée d’une structure uniforme.
Le rejet catégorique des fusions forcées par la ministre Hilde Crevits
La ministre Hilde Crevits (cd&v) s’oppose fermement à toute mesure coercitive émanant du gouvernement. Selon Business AM, elle soutient que l’élargissement forcé des administrations locales risque d’éloigner les citoyens des centres de décision et de miner la confiance qu’ils placent dans les institutions politiques.
Plutôt que d’imposer des contraintes par la loi, la politique de Hilde Crevits repose sur des incitations financières destinées à encourager les communes à franchir le pas de leur propre gré. Pour l’heure, le maintien de ce principe de volontariat s’oppose directement au calendrier de refonduration radicale défendu par Vooruit pour l’horizon 2030.
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