Cette intervention intervient alors que la brut Brent atteint 94,39 dollars le baril et que la production pétrolière nationale atteint des sommets historiques.
Mesures de Washington pour accroître le raffinage et freiner les prix
L’administration américaine s’apprête à dévoiler de nouvelles dispositions destinées à aider les raffineries à accroître leur volume de production de carburant, selon les déclarations faites le secrétaire à l’Énergie Chris Wright à Midland, au Texas. En visite sur un site d’exploitation de la compagnie ExxonMobil dans le bassin permien, le ministre a souligné que les raffineries du pays fonctionnent déjà à des régimes très élevés pour répondre à la demande et soutenir leurs marges.
La semaine dernière, les discussions entre le gouvernement et les dirigeants du secteur ont porté sur les leviers fédéraux mobilisables pour maintenir les marchés de l’essence et du gazole pleinement approvisionnés. Le département de l’Énergie doit formaliser sous peu les actions concrètes envisagées pour soutenir cette montée en puissance des capacités de traitement.
Les États-Unis raffinent à un niveau record, mais nous avons des raffineries au Moyen-Orient qui sont à l’arrêt. Chris Wright, secrétaire américain à l’Énergie, via Reuters
Tensions géopolitiques et fluctuations des marchés pétroliers
Ces pressions sur le raffinage coïncident avec les tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique pour le commerce mondial du brut. D’après les données relayées par le ministère, le trafic d’hydrocarbures à travers la zone a bénéficié du soutien de la marine américaine, permettant à la moyenne hebdomadaire des volumes sortants de dépasser les 8 millions de barils par jour.
Cette situation tendue se reflète directement sur les marchés financiers. La valeur du Brent a clôturé la semaine à environ 94,39 dollars le baril, enregistrant une hausse de 6,6 pour cent sur la semaine, tandis que le brut WTI s’est établi à 87,06 dollars. Les cours restent ainsi portés par les incertitudes liées au conflit et l’embargo touchant les exportations iraniennes.
Production nationale et défis structurels du secteur
Sur le front de la production d’hydrocarbures, le gouvernement attribue les récents records aux performances des exploitants sur le sol américain. Dans une publication sur les réseaux sociaux, le secrétaire Chris Wright a mis en avant le rôle de la main-d’œuvre locale : Les travailleurs américains du pétrole et du gaz ont poussé la production à un niveau record, faisant des États-Unis le premier producteur mondial de pétrole et de gaz naturel.


Cependant, des limites structurelles subsistent pour le raffinage intérieur. Les données de l’Energy Information Administration indiquent que les sites fonctionnent déjà à des taux d’utilisation très élevés, soulevant des interrogations sur la durabilité de telles cadences sans pauses pour la maintenance périodique. De plus, l’absence de construction de nouvelles grandes raffineries depuis des décennies pèse sur les capacités à long terme du pays, bien qu’un projet mené par America First Refining au port de Brownsville, au Texas, doive voir le jour fin 2027 avec une capacité initiale de 168 000 barils par jour.
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