Des millions d’Européens ont assisté ce mardi 12 août 2026 à une rare éclipse solaire totale, un phénomène astronomique qui n’avait pas touché l’Europe depuis 2006. L’ombre de la Lune a plongé une partie de l’Espagne et des régions de l’Arctique dans une obscurité totale en plein jour, émerveillant les observateurs.
Le mardi 12 août 2026, le ciel européen a été le théâtre d’un spectacle rare. Selon Rfi, des millions d’habitants et de touristes ont contemplé une éclipse solaire totale, un événement que l’Europe n’avait pas connu depuis 2006. Le phénomène a débuté aux confins de l’Arctique russe vers 17h00 TU, avant de tracer sa trajectoire en arc de cercle à travers le Groenland et l’Islande, pour s’achever en Espagne vers 18h30 TU.
L’Espagne plongée dans l’obscurité sous le regard de millions de curieux
C’est en Espagne que l’affluence a été la plus forte pour observer cette première éclipse totale depuis plus d’un siècle. L’ombre de la Lune a traversé le pays en diagonale, traçant une bande allant de la côte atlantique nord jusqu’à la mer Méditerranée. Selon l’Observatoire de Paris relayé par Rfi, la totalité a duré environ 1 minute et 50 secondes dans le nord du territoire espagnol.
Des régions entières, d’Oviedo à Palma de Majorque en passant par Burgos, se sont retrouvées dans le noir en plein jour. Dans la localité de Lodoso, près de Burgos, des centaines de personnes rassemblées sur un champ ont salué le phénomène par des cris de joie et des applaudissements. À Madrid, dans le parc El Cerro del Tío Pío, de nombreux spectateurs s’étaient également donné rendez-vous. En Catalogne, la ferveur populaire était palpable parmi les habitants et les touristes étrangers venus assister à ce moment décrit comme inoubliable.
Le témoignage de l’astrophysicien Didier Queloz depuis la Catalogne
Parmi la foule présente en Espagne se trouvait Didier Queloz, astrophysicien suisse et prix Nobel de physique. Il a vécu sa première éclipse totale à Roquetas, en Catalogne, et a partagé son émotion au micro de Rfi.
Didier Queloz, astrophysicien et prix Nobel de physique, a indiqué que la beauté d’être un astrophysicien résidait dans le fait qu’on comprend la physique, mais que, émotionnellement, il n’y a rien à comprendre et qu’il faut juste la vivre, ajoutant que c’est comme regarder la Voie lactée ou un coucher de soleil, que c’est juste beau et incroyable, et qu’on se sent faire partie de l’univers.
Il a également souligné la rareté de l’observation directe de la couronne solaire. Il a ainsi précisé, selon Rfi, qu’il s’agit d’un phénomène bien étudié, mais que lorsqu’on le voit de ses yeux, c’est semblable à un premier regard à travers un télescope pour apercevoir les anneaux de Saturne, suscitant un sentiment d’émerveillement.
Des conditions météorologiques contrastées en Islande et dans l’Arctique
Si l’Espagne a profité de conditions propices, la trajectoire nord de l’éclipse a offert des expériences différentes. Le phénomène a touché la Russie continentale vers 17h00 TU avant de progresser vers le Groenland et l’Islande. À Reykjavik, la durée de la totalité a atteint 1 minute et 14 secondes d’après les calculs de l’Observatoire de Paris.
Cependant, en Islande, la météo n’a pas totalement coopéré. Un ciel gris et par endroits pluvieux a empêché des milliers de curieux d’admirer visuellement le Soleil disparaître derrière la Lune, même si ces derniers ont tout de même été plongés dans un noir complet lors du passage de l’ombre, d’après Rfi.
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