Un séisme de magnitude 7,4 a frappé la région caféicole de l’ouest de la Colombie le 11 août, causant la mort d’au moins 265 personnes et laissant environ 500 personnes portées disparues, selon les chiffres communiqués par le président Abelardo de la Espriella. Ce séisme survenu un lundi est le plus dévastateur à frapper la Colombie ce siècle-ci, touchant le cœur de la production de café et provoquant de vastes destructions dans des immeubles d’habitation, des maisons, des écoles, des hôpitaux et des refuges pour animaux à travers des villes comme Pereira et Cali.
Bilan des victimes et communautés touchées
Le président Abelardo de la Espriella a déclaré : « Vårt fokus ligger på dem som saknas ». Il a également précisé qu’au moins 25 800 familles ont été touchées par le skalvet. Les rapports distincts en provenance des villes touchées indiquaient un bilan de 254 morts mardi matin, dont 101 personnes tuées à Pereira et 95 à Cali, la troisième plus grande ville du pays. De nombreuses communautés indigènes de la région boisée du Choco faisant face au Pacifique, situées à proximité de l’épicentre du séisme, se sont retrouvées sans électricité ni services de base, ce qui a considérablement compliqué les efforts de sauvetage.
Visite du président Abelardo de la Espriella et action de la Fédération nationale des caficulteurs
Le tremblement de terre s’est produit tout juste quelques jours après l’investigation du nouveau président Abelardo De La Espriella, qui s’est rendu dans les régions touchées et a promis un soutien économique aux personnes ayant perdu leur foyer. Le gouvernement, qui avait annoncé des mesures d’austérité immédiates dès son arrivée au pouvoir, s’apprête actuellement à réviser un budget de plus de 180 milliards de dollars préparé par ses prédécesseurs de gauche. Sur le terrain, la Fédération nationale des caficulteurs s’est activée auprès des familles pour évaluer les dégâts sur les fermes et les infrastructures rurales, d’après les déclarations de son dirigeant German Bahamon publiées sur les réseaux sociaux.


Les opérations de secours se sont poursuivies sans relâche pendant la nuit de lundi et la journée de mardi. Des sauveteurs ont employé des grues, des excavatrices ainsi que leurs mains nues, formant des chaînes humaines pour passer des seaux remplis de débris tout en recherchant des survivants toujours piégés. Les sauveteurs travaillant pour libérer des survivants encore coincés sous les gravats ont crié pour réclamer le silence afin de pouvoir écouter les rescapés sous les bâtiments effondrés d’un séisme estimé à au moins 250 morts selon les premiers rapports de Reuters.
Témoignage de Rosa Gonzalez à Pereira
Les habitants ont partagé des récits cauchemardesques de l’événement. Rosa Gonzalez a raconté comment elle a pu s’échapper de la maison d’hôtes qu’elle tenait à Pereira en compagnie de son mari et de son bébé de dix mois : « La structure started creaking and just as we ran outside the building collapsed », a-t-elle témoigné, tout en caressant son chat qui avait été sauvé pendant la nuit. Bien que huit personnes soient sorties vivantes, un homme âgé est resté piégé sur une terrasse, suscitant la crainte qu’il ne figure parmi les victimes fatales.
Témoignage de l’influenceur Jose Gallego
De son côté, l’influenceur sur les réseaux sociaux Jose Gallego venait tout juste d’arriver à l’aéroport de Pereira lorsque le séisme a éclaté. Il enregistrait une vidéo en direct qui a capturé les images de secousses violentes alors qu’il se réfugiait accroupi sous une table tandis que des portions du plafond s’effondraient. « There were people injured, bleeding, screaming and trying to reach their families », a-t-il déclaré. Incapable de dormir, Jose Gallego a indiqué qu’il passait la nuit dans des espaces ouverts par crainte de répliques, précisant que plus de 100 répliques avaient été enregistrées dès mardi après-midi. « I crossed the city on foot; it took two hours and the scenes were devastating », a-t-il affirmé à Reuters en qualifiant l’événement de cauchemar devenu réalité, alors que des milliers de personnes se sont retrouvées sans abri à la suite des effondrements.
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