Le ministre malaisien de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie, Datuk Seri Johari Abdul Ghani, a annoncé le 9 août 2026 que Kuala Lumpur attend une réponse de Washington concernant les surcapacités industrielles, tout en confirmant la finalisation du volet lié au travail forcé dans le cadre des nouveaux droits de douane américains.
La Malaisie maintient le dialogue avec les États-Unis sur les différends commerciaux tout en protégeant ses intérêts économiques nacionales. S’exprimant lors de la quatre-vingtième assemblée générale annuelle de l’Associated Chinese Chambers of Commerce and Industry of Malaysia (ACCCIM) à Shah Alam, le ministre de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie, Datuk Seri Johari Abdul Ghani, a fait le point sur les négociations en cours entre Putrajaya et Washington.
L’état des négociations sur le travail forcé et les surcapacités industrielles
Selon les déclarations ministérielles, le volet concernant le travail forcé a été entièrement réglé, tandis que le dossier des surcapacités dans la fabrication reste ouvert.
Datuk Seri Johari Abdul Ghani, ministre de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie, a indiqué que le volet relatif au travail forcé avait été finalisé et que la question de la surcapacité n’avait pas encore été résolue.
Le ministre a ajouté que son pays attend une réponse de Washington et fournira de nouvelles informations dès réception d’un retour officiel. Cette incertitude intervient alors que les États-Unis ont mis en œuvre une série de mesures au titre de l’article 301 du Trade Act de 1974.
L’impact des barrières tarifaires américaines sur l’économie malaisienne
Les restrictions douanières décidées par l’administration américaine découlent d’enquêtes menées par le représentant au Commerce des États-Unis (USTR). L’organisme a examiné les politiques de soixante économies concernant l’interdiction d’importer des marchandises issues du travail forcé.
Le ministère de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie (MITI) a souligné que ce taux reflète la prise en compte par l’USTR des engagements pris par Kuala Lumpur.
En parallèle, les exportations de semi-conducteurs restent exemptées de ces taxes, soutenues par une forte demande mondiale.
La stratégie commerciale de Kuala Lumpur face à la concurrence mondiale
Malgré ces frictions douanières, les flux commerciaux entre la Malaisie et les États-Unis poursuivent leur progression. L’économie malaisienne a affiché un excédent commercial de RM147,15bil au cours des six premiers mois de l’année, s’approchant des RM151,80bil enregistrés sur l’ensemble de l’année précédente. Le ministre Johari a toutefois insisté sur la nécessité de veiller à ce que la croissance des importations ne dépasse pas celle des exportations au point de réduire l’excédent national.

Face aux géants industriels disposant d’importants capitaux et de subventions étatiques, le gouvernement exhorte les entreprises locales à cibler précisément leurs secteurs d’intervention.
Datuk Seri Johari Abdul Ghani, ministre de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie, a affirmé qu’ils ne pouvaient pas aspirer à devenir un leader mondial dans chaque industrie et a demandé comment il était possible de rivaliser si la Malaisie produisait 300 000 unités tandis que d’autres en produisaient trois millions.
Cette approche vise à positionner les acteurs malaisiens au sein des chaînes d’approvisionnement mondiales en tant que partenaires technologiques et fournisseurs de services spécialisés, garantissant ainsi une valeur ajoutée durable indépendamment des fluctuations tarifaires unilatérales.
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