L’Institut de volcanologie et de sismologie a écarté tout risque de tsunami destructeur, tandis qu’aucun dégât majeur ni aucune victime n’ont été recensés dans l’immédiat par les équipes de secours.
Selon l’Institut de volcanologie et de sismologie des Philippines, une secousse d’une magnitude de 7.0 s’est produite à 12 h 13 heure locale. L’épicentre a été localisé à 258 kilomètres au sud-est de la municipalité de Sarangani, dans la province de Davao Occidental, à une profondeur de 10 kilomètres. Cet événement tectonique a provoqué des scènes de panique parmi la population locale, notamment dans la région de Sarangani, où les autorités ont enregistré une intensité de niveau 5, qualifiée de forte secousse.
Évaluation des risques et absence de menace de tsunami
Malgré la puissance de la secousse initiale, l’agence sismologique nationale a immédiatement tenu à rassurer les habitants de l’île de Mindanao. Dans un bulletin d’alerte aux tsunamis, les services philippins ont précisé qu’en fonction des données disponibles, il n’existe aucune menace de tsunami destructeur, ajoutant qu’il ne s’agissait que d’une information de référence.
Du côté des observatoires internationaux, les instruments de mesure ont enregistré des données légèrement différentes pour le séisme principal. Le Centre allemand de recherche géoscientifique (GFZ) ainsi que l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) ont évalué la magnitude de cet événement à 6.3.
Une série de secousses rapprochées dans la région de Mindanao
Dix minutes à peine après la secousse principale enregistrée par les sismologues, les relevés de l’USGS indiquent qu’un second tremblement de terre d’une magnitude de 5.2 s’est produit dans la même zone maritime. Les données américaines situent l’épicentre de cette secousse secondaire à 32 kilomètres au sud-ouest de Sarangani, toujours à une profondeur superficielle d’environ 10 kilomètres, confirmant l’instabilité de la croûte terrestre dans cette partie de l’océan Pacifique.

Moins de deux mois plus tôt, le 8 juin, un séisme dévastateur de magnitude 7.8 y avait fait au moins 106 morts, plus de 1 300 blessés et 7 disparus, se classant parmi les catastrophes les plus destructrices qu’ait connues le pays au cours des cinquante dernières années.
Témoignages des secours et premiers bilans sur place
Au moment où la terre a commencé à trembler, des milliers de résidents se trouvaient rassemblés dans des espaces publics. Harly Sauro, un intervenant des secours basé sur l’île de Sarangani, a témoigné de la violence de l’événement auprès des agences de presse.
La secousse était extrêmement forte. J’ai vu des gens paniquer, courir partout et crier, mais tout le monde est sain et sauf. Harly Sauro, secouriste à Sarangani, via la presse internationale
D’après les premières évaluations menées par les équipes de sauvetage sur le terrain, aucun décès ni dégât matériel d’envergure n’a été recensé pour l’instant dans les zones touchées par ces nouvelles secousses.
À lire aussi