Près d’Athènes, les services de secours poursuivent leur lutte acharnée contre un important feu de forêt qui sévit depuis vendredi dans le nord-ouest de la capitale grecque, mobilisant des dizaines d’engins aériens et des centaines de pompiers pour tenter de stabiliser la situation malgré un risque d’incendie maintenu au niveau 4.
Un dispositif aérien et terrestre massif face à un feu difficile
Les pompiers grecs ont prolongé leurs interventions durant toute la nuit pour contenir les flammes dans cette région montagneuse surplombant le golfe de Corinthe, à environ 50 kilomètres au nord-ouest d’Athènes.
Le porte-parole des pompiers a fait le point sur la situation sur la chaîne Ertnews. Yannis Artopios a déclaré qu’ils étaient sur le terrain pour le cinquième jour consécutif face à ce feu très difficile, soulignant que près d’une trentaine d’engins aériens seraient déployés dans la zone pour appuyer les forces terrestres.
Yannis Artopios, porte-parole des pompiers, a indiqué qu’il s’agissait d’une zone très étendue et qu’un nouveau foyer pouvait se déclarer à tout moment, ajoutant qu’ils voulaient maintenir la situation sous contrôle.
Des reprises d’incendie menaçant la région de l’Attique et la ville de Megara
Malgré une légère accalmie observée à la faveur d’une baisse du vent, de nouvelles reprises de feu ont contraint les autorités à ordonner des évacuations préventives près des localités menacées, notamment autour de Kandyli, Agia Skepi et de la zone industrielle de Megara qui compte plus de 20 000 habitants.
Les autorités restent en alerte maximale face à des conditions météorologiques exigeantes. Les services de la Protection civile ont classé l’Attique au niveau 4 sur une échelle de cinq en matière de risque de départ de feu, tandis que des températures atteignant 37 °C sont attendues, accentuant le dessèchement de la végétation forestière et des oliveraies.
Une crise d’une ampleur inédite sur fond d’accidents dramatiques
La gravité de la situation rappelle les pires crises traversées par la région au cours de la décennie.

Ce front instable a également été endeuillé par la collision de deux hélicoptères de lutte contre les incendies survenue dimanche. L’accident a causé la mort de deux membres d’équipage, un Grec et un Danois, tandis que deux autres personnes ont été secourues vivantes. Les opérations d’évacuation par la mer menées en fin de semaine dernière ont permis de mettre en sûreté des centaines de personnes bloquées par les flammes et les fumées denses sur les côtes.
Évaluation des dégâts et surveillance des foyers persistants
À Porto Germeno et dans les localités environnantes, l’heure est au constat des dégâts pour les habitants dont les maisons de vacances ont été la proies des flammes.

Le porte-parole des pompiers a insisté sur le fait que de vastes zones touchées par l’incendie comptaient encore des foyers actifs ou des braises qui nécessitaient une surveillance constante, car une forte rafale de vent pouvait suffire à déclencher de nouveaux foyers, confirmant que les équipes terrestres maintiennent le dispositif de contrôle pour éviter toute aggravation de la situation.
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