Les immatriculations de véhicules neufs en Nouvelle-Zélande ont atteint 11 663 unités, soit une hausse infime de seulement 25 véhicules de plus qu’en juillet de l’année précédente, selon les données publiées par le Motor Industry Association (MIA). Derrière cette stabilité apparente des chiffres globaux se cache une réalité de marché fortement contrastée selon les catégories de véhicules.
Un marché automobile néo-zélandais soutenu par les voitures particulières
D’après les analyses fournies par l’organisation professionnelle, les ventes de voitures de tourisme ont enregistré une progression notable de 14,7 %. En revanche, le secteur des véhicules utilitaires a subi un net recul. Les immatriculations d’utilitaires légers, comprenant les camionnettes (utes) et les vans, ont chuté de 28,2 %, tandis que la catégorie des véhicules lourds a affiché une baisse de 20,9 %.
Commentant ces résultats, la directrice générale du MIA, Aimee Wiley, a déclaré : Le résultat de juillet reflète un marché résilient, mais avec des performances de plus en plus divergentes selon les segments de véhicules. Elle a ajouté que les immatriculations dynamiques de voitures de tourisme ont permis de compenser la baisse significative enregistrée sur le front des utilitaires au cours du mois.
Perspectives économiques et bilan sur l’année
Malgré les difficultés rencontrées par le secteur des utilitaires légers, le cumul des immatriculations depuis le début de l’année affiche une progression de 10,6 % par rapport à la même période de l’année précédente, soutenue principalement par la croissance du marché des véhicules de tourisme.
L’environnement macroéconomique général commence à s’améliorer de manière graduelle, offrant des bases plus favorables pour la demande de véhicules neufs sur le long terme. Les perspectives d’une diminution des pressions sur les coûts des carburants et d’une modération des taux d’intérêt devraient contribuer à améliorer le pouvoir d’achat des ménages ainsi que l’investissement des entreprises.
Néanmoins, les acteurs du secteur restent vigilants face aux incertitudes extérieures. L’instabilité géopolitique, l’élévation des coûts du fret et la pression qui pèse sur la confiance des entreprises continuent de constituer des risques importants pour cette industrie fortement dépendante de la fabrication mondiale et des chaînes d’approvisionnement internationales.
La percée continue des véhicules électrifiés
Les motorisations alternatives et rechargeables ont continué d’accroître leur part de marché au cours du mois. Les véhicules électriques à batterie (BEV) et les hybrides rechargeables (PHEV) ont représenté à eux seuls 29,8 % de l’ensemble des immatriculations de véhicules neufs, contre 11,8 % un an plus tôt en juillet. En incluant les hybrides non rechargeables, la part totale des modèles électrifiés s’est établie à 56,6 % du marché.

Dans le segment spécifique des voitures particulières, les voitures électriques à batterie ont capté 22,3 % des immatriculations, et les hybrides rechargeables ont atteint 14,4 %, totalisant ensemble 36,7 % des ventes de ce segment. Sur l’ensemble de l’année, ces deux technologies réunies représentent 28,5 % des immatriculations de voitures particulières, soit plus du double des 12,8 % enregistrés à la même période de l’année précédente.
Modèles et marques les plus demandés
Il est suivi par le Toyota RAV4 (699 immatriculations), le Toyota Hilux (608), la Tesla Model Y (403) et le Mitsubishi Triton (335).

Le classement des immatriculations cumulées depuis le début de l’année met en avant les principaux modèles plébiscités par les automobilistes néo-zélandais :
- Ford Ranger : 5 651 unités
- Toyota Hilux : 4 271 unités
- Toyota RAV4 : 3 918 unités
- Tesla Model Y : 2 311 unités
- Mitsubishi Triton : 2 264 unités
- Mitsubishi ASX : 1 986 unités
- Toyota Corolla Cross : 1 796 unités
- Mitsubishi Outlander : 1 725 unités
- Toyota Hiace : 1 688 unités
- Ford Everest : 1 646 unités
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