Un séisme de magnitude 7,1 a frappé le sud-ouest du Japon le 28 juillet 2026, faisant au moins 13 morts et une centaine de blessés. La catastrophe a provoqué l’effondrement d’un centre commercial à Kashima, où deux travailleurs ont perdu la vie après avoir été renvoyés à l’intérieur pour récupérer de l’argent.
Le bilan du séisme destructeur qui a secoué l’île de Kyushu s’établit à treize décès confirmés, a annoncé le gouvernement nippon au lendemain de la secousse initiale. La Première ministre Sanae Takaichi a indiqué à la presse que des dégâts considérables ont été confirmés, incluant des victimes, des effondrements de bâtiments, des incendies et des dommages sur les routes. La secousse principale, survenue à 16 h 27 heure locale le mardi 28 juillet 2026, a atteint le niveau maximal de 7 sur l’échelle d’intensité sismique japonaise dans certaines zones.
Le drame du centre commercial de Kashima et l’ordre de récupérer l’argent
Au cœur des zones touchées dans le département de Kumamoto, le centre commercial géré par l’exploitant Aeon Co. dans la ville de Kashima a subi des dommages catastrophiques. Un étage entier s’est effondré à la suite d’une déflagration et d’un incendie post-sismique, potentiellement liés à des fuites de gaz selon les constatations de terrain. C’est dans ce bâtiment instable que deux travailleurs sont décédés.
L’entreprise Habita a reconnu publiquement que les deux employés ont été envoyés de nouveau dans le bâtiment par leur supérieur afin de sécuriser de l’argent liquide, bravant ainsi les consignes élémentaires d’évacuation. La société a présenté ses excuses aux familles des victimes. Si les clients et le personnel avaient initialement quitté les lieux avant l’explosion selon un porte-parole d’Aeon cité par la presse locale, la présence de ces salariés pour des motifs financiers s’est soldée par une issue fatale.
Secours, évacuations et bilan humain dans la préfecture de Kumamoto
Les opérations de sauvetage se sont poursuivies dans des conditions périlleuses. L’armée japonaise a mobilisé 3 600 personnes ainsi que 20 avions pour évaluer l’étendue des destructions et appuyer les secours.
Les infrastructures industrielles et de transport ont également payé un lourd tribut. À Yatsushiro, l’effondrement de la cheminée d’une usine de Nippon Paper Industries a entraîné la mort de deux personnes en arrêt cardiorespiratoire, tandis que neuf autres salariés y étaient portés disparus. Ailleurs dans la région, environ 45 000 foyers et installations ont été privés d’électricité dans le département de Kumamoto selon l’opérateur Kyushu Electric Power, et des dizaines de milliers de foyers ont subi des coupures d’eau.
Témoignages et impact sur l’industrie des semi-conducteurs
La violence de la secousse a terrifié les résidents et les personnes en déplacement professionnel. Chiharu Hara, 35 ans, présente à Kumamoto, a témoigné que le bâtiment avait violemment oscillé, qu’elle avait eu peur qu’il ne s’effondre et que tout le monde avait paniqué. D’autres témoins ont rapporté qu’il était impossible de rester debout en raison de la force des vibrations.

La région touchée abrite un pôle majeur de l’industrie technologique japonaise. Des géants des semi-conducteurs comme Taiwan Semiconductor Manufacturing Co. (TSMC), qui exploite une usine dans la zone, ainsi que Sony Semiconductor Solutions et Tokyo Electron Ltd., ont immédiatement évacué leur personnel par mesure de précaution avant de procéder à des inspections techniques de leurs bâtiments.
Vigilance maintenue face aux répliques sismiques
Une alerte au tsunami, émise immédiatement après le choc principal par l’Agence météorologique nippone (JMA), a été rapidement levée sans qu’aucun dommage lié aux vagues ne soit recensé. L’Autorité japonaise de régulation nucléaire a confirmé qu’aucune anomalie n’a été détectée dans les centrales nucléaires de la région, les réacteurs locaux poursuivant leur fonctionnement normal ou faisant l’objet de vérifications approfondies.
Les autorités appellent la population à la plus grande prudence, une série de répliques — dont l’une d’une magnitude de 6,1 — ayant continué de secouer l’archipel, rappelant aux habitants la vulnérabilité chronique de cette zone située le long de la ceinture de feu du Pacifique.
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