L’Université de Sydney étudie la méthode VILPA pour optimiser la longévité

Une méthode d’activité physique intermittente et des approches de longévité cellulaire font l’objet de nouvelles recherches scientifiques. Des chercheurs et biologistes explorent comment de petits changements quotidiens et des cures de jeûne influencent la santé cellulaire et cardiovasculaire, selon des publications récentes.

Le vieillissement en bonne santé suscite un intérêt croissant, et de nombreuses structures s’intéressent aux pratiques permettant d’optimiser la longévité humaine. La question centrale pour les spécialistes n’est plus seulement d’allonger la durée de la vie, mais bien de préserver l’état de santé physique des individus au fil des ans.

L’activité physique intermittente du mode de vie et ses effets sur la santé

Dans la recherche sur le vieillissement, la sédentarité constitue l’un des principaux facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires. Pour contrer ce danger sans exiger d’investissements en temps disproportionnés, des chercheurs de l’université de Sydney se sont penchés sur la méthode VILPA, acronyme de l’anglais Vigorous Intermittent Lifestyle Physical Activity, laquelle se traduit en français par l’activité physique intermittente intense du mode de vie.

Cette approche ne demande pas de s’inscrire dans une salle de sport ni de bouleverser son emploi du temps. Elle consiste simplement à intensifier de brèves actions déjà présentes dans la routine quotidienne, comme marcher plus activement pour se rendre au travail ou porter des charges lourdes en rentrant des courses.

Selon les analyses menées par l’université de Sydney portant sur de nombreux individus au Royaume-Uni, des sessions de mini-exercices quotidiens de seulement trois à quatre minutes affichent des résultats probants. Les données indiquent une réduction significative des risques de mortalité prématurée et de complications cardiovasculaires.

Recherches en biomédecine sur le jeûne et la réparation cellulaire

Parallèlement à l’activité physique, la biologie cellulaire examine les effets de pratiques anciennes comme le jeûne. Jörg Bergemann, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à la Hochschule Albstadt-Sigmaringen, dirige des travaux sur ces mécanismes depuis de nombreuses années. Il précise qu’il est biologiste cellulaire et non médecin ou thérapeute.

Les équipes de recherche de cet établissement se sont particulièrement intéressées au jeûne selon la méthode de F.X. Mayr. Les investigations menées par Katja Matt et complétées par d’autres chercheurs ont permis d’observer l’impact de ces cures sur les cellules humaines. Les résultats de ces travaux indiquent une stimulation des processus de réparation de l’ADN et des fonctions mitochondriales.

D’autres analyses, menées notamment par Barbara Hochecker, soulignent le rôle de substances comme la spermidine, qui soutient l’autophagie, c’est-à-dire le mécanisme de nettoyage interne des cellules.

Perspectives et adaptations sportives après cinquante ans

Pour les sportifs réguliers, la pratique physique de la trentaine ou de la quarantaine ne suffit pas toujours à maintenir les performances après cinquante ans. Des physiologistes soulignent que l’approche doit évoluer pour durer sans heurts.

Après 40 ans, une baisse physique de 7 à 10 % par décennie
Photo: lefigaro.fr

Romuald Lepers, professeur à l’Université de Bourgogne et directeur adjoint du laboratoire Inserm CAPS U1093, ainsi que Guillaume Millet, professeur à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne et spécialiste de la fatigue, analysent ces adaptations nécessaires pour les adeptes de la course à pied, du vélo ou du tennis souhaitant poursuivre leur activité avec l’âge.

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