SpaceX Déploie 20 Satellites Starlink V3 Malgré des Pannes de Moteurs

Le vol a duré environ 65 minutes. Si la séparation des deux parties de l’engin s’est déroulée avec succès, le bilan technique reste mitigé. Cette version améliorée de la fusée, dont la hauteur totale atteint désormais 124 mètres, a permis de tester des composants critiques tout en révélant des fragilités structurelles sur sa propulsion.

Défaillances des moteurs Raptor 3 et impact sur la trajectoire

La fiabilité des moteurs Raptor 3 demeure le point faible du développement de Starship. Lors de cette mission, un dysfonctionnement moteur a empêché le vaisseau d’atteindre précisément son orbite. Pour compenser, SpaceX a dû faire fonctionner les cinq moteurs restants plus longtemps. Le porte-parole de l’entreprise, Dan Huot, a admis que cette insertion orbitale n’était pas idéale, selon ledauphine.com.

Les problèmes ne se sont pas limités à la phase orbitale. Lors de la manœuvre de freinage du propulseur avant son amerrissage dans le golfe du Mexique, seuls cinq moteurs sur les 13 prévus se sont activés.

Ce schéma de pannes n’est pas isolé. ONET rapporte que des difficultés de fiabilité étaient déjà apparues lors de la 12e mission en mai 2026, avec cinq moteurs défaillants, ainsi que lors d’une tentative précédente où quatre unités n’avaient pas démarré à cause de problèmes de pompes à oxygène.

Le déploiement des satellites Starlink V3 et l’étage supérieur

En parallèle, SpaceX a déployé des satellites factices, dont deux étaient spécifiquement dédiés à l’étude du bouclier thermique du vaisseau.

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Pour la première fois, l’étage supérieur de Starship a atterri dans la mer en restant intact et à la surface. Il a finalement terminé sa course dans l’océan Indien, conformément aux prévisions. Cette étape est cruciale pour l’ambition de SpaceX de réduire radicalement les coûts de lancement grâce à la réutilisation complète de la fusée.

L’objectif Artemis et la rivalité spatiale avec la Chine

Starship est le pilier des futurs programmes lunaires de la Nasa. L’agence américaine prévoit d’envoyer des astronautes sur la Lune en 2028. Ce calendrier place les États-Unis en compétition directe avec la Chine, qui ambitionne d’y envoyer des hommes d’ici 2030.

Bravo à SpaceX et Elon Musk pour un sacré décollage de Starship V3. Cela nous rapproche de la Lune… et de Mars. Jared Isaacman, patron de la Nasa, via ledauphine.com

Toutefois, Clayton Swope du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) tempère cet enthousiasme. Il estime que, malgré les succès de ce lancement, le chemin est encore long avant que Starship ne soit prête pour la prochaine mission Artemis. L’un des obstacles majeurs reste la démonstration du ravitaillement en propergol en orbite, une étape jamais testée pour des missions de longue durée.

Le retour de Mechazilla et l’entrée en Bourse de SpaceX

L’un des jalons manquants est la capture des deux étages par la tour de lancement via les bras en acier surnommés Mechazilla. Si l’entreprise a réussi une telle manœuvre le 16 janvier 2025 lors de sa 7e mission, ONET indique que le retour à la tour pour les deux étages ne serait envisagé qu’après deux autres missions, le temps de stabiliser la fiabilité des moteurs.

Start rakiety Starship
Photo: ONET

Ce timing technique coïncide avec un tournant financier. SpaceX s’apprête à effectuer une entrée en Bourse qui pourrait être l’une des plus importantes de l’histoire. Le groupe, qui englobe également la constellation Starlink et le laboratoire d’IA xAI, a présenté les contours de cette opération mercredi dernier.

Pour atteindre la pleine réutilisation, SpaceX doit encore valider trois capacités critiques :

  • L’exécution d’un tour complet autour de la Terre.
  • Le transfert de carburant dans l’espace.
  • La capture systématique des boosters et du vaisseau par la tour Mechazilla.

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