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Grippe aviaire : Premier cas de H5N1 confirmé chez un oiseau en Nouvelle-Zélande

by Camille Laurent - Santé
Une menace pour une biodiversité unique

La Nouvelle-Zélande a confirmé le premier cas de grippe aviaire hautement pathogène H5N1 sur son territoire. Le virus a été détecté chez un skua brun, un oiseau de mer migrateur, découvert le 10 juillet sur la plage de Petone, à Wellington. Selon le ministre de la Biosécurité, Andrew Hoggard, le test positif a été confirmé le mercredi suivant, après que l’oiseau a été pris en charge par le zoo de Wellington.

Il s’agit de la souche H5N1, clade 2.3.4.4b, qui circule mondialement depuis 2021. Si cette détection marque l’arrivée du virus dans le dernier continent où il n’avait pas encore été répertorié, les autorités assurent qu’il n’existe, pour l’heure, aucune preuve de transmission entre les oiseaux sauvages sur le sol néo-zélandais ni de mortalité massive.

Une menace pour une biodiversité unique

La Nouvelle-Zélande présente un écosystème singulier où les oiseaux occupent une place culturelle et écologique majeure. Les mammifères marins, notamment les lions de mer, pourraient également être vulnérables. Le professeur James Russell, biologiste de la conservation à l’Université d’Auckland, a qualifié la grippe aviaire de « menace importune » pesant sur des espèces déjà soumises à de multiples pressions environnementales.

Une menace pour une biodiversité unique
Photo: RNZ

Préparation et programme de vaccination

La Nouvelle-Zélande n’est pas prise au dépourvu. Depuis plusieurs années, le pays a mis en place des plans de préparation et de surveillance incluant les zoos, les sanctuaires, l’industrie avicole et les vétérinaires. Le ministère de la Conservation (DOC) a lancé une campagne de vaccination pour cinq espèces menacées : le kākāpō, le takahē, le pluvier côtier, l’échasse noire et la perruche à front orange.

« Nous savons, grâce à notre étude pilote terminée l’année dernière, que la vaccination est sûre et efficace pour ces oiseaux », a déclaré Cat Wilson, directrice générale adjointe du DOC. À la fin du jeudi suivant la découverte, environ 67 des 300 oiseaux ciblés avaient reçu leur première dose. Parallèlement, des mesures de biosécurité ont été renforcées, à l’instar de l’installation de pédiluves dans la colonie de manchots pygmées d’Ōamaru.

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Risques pour la santé publique et l’industrie avicole

Le gouvernement néo-zélandais insiste sur le fait que le risque pour la santé humaine demeure très faible. Selon le ministre Hoggard, le H5N1 n’est pas un problème de santé publique pour la population générale, précisant qu’il n’existe aucune preuve de transmission interhumaine. Les cas recensés à l’étranger concernent quasi exclusivement des personnes ayant eu un contact direct, étroit et prolongé avec des animaux infectés. Les autorités confirment également que les œufs et la viande de volaille restent sans danger pour la consommation. Pour l’industrie avicole, l’enjeu est économique. À l’étranger, le virus a dévasté des élevages, entraînant l’abattage de millions de volailles.

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Consignes à la population

Bien qu’il n’y ait pas de signe de propagation, le ministère des Industries primaires (MPI) appelle à la vigilance. La population est invitée à ne pas manipuler les oiseaux malades ou morts. Toute découverte d’un groupe de trois oiseaux ou plus présentant des signes de faiblesse, de convulsions ou de détresse respiratoire doit être signalée au numéro d’urgence du MPI : 0800 80 99 66. Pour l’heure, le pays continue de surveiller la situation de près, tout en s’appuyant sur les retours d’expérience internationaux, notamment ceux de l’Australie, qui a enregistré ses premiers cas en juillet.

Consignes à la population
Photo: NZ Herald

Résumé des mesures de surveillance

Action Objectif
Signalement des oiseaux morts Détecter précocement une propagation locale.
Vaccination ciblée Protéger les espèces les plus menacées (kākāpō, takahē, etc.).
Biosécurité en élevage Prévenir l’infection des volailles commerciales.
Surveillance des sites Évaluer l’ampleur du risque dans les colonies d’oiseaux.

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