Le naufrage de navires dans les eaux norvégiennes entraîne des conséquences opérationnelles et économiques majeures.
Le renflouage du MS Lånan par les autorités portuaires d’Oslo
Le MS Lånan et la gestion des risques à Vippetangen

À Oslo, le naufrage du navire MS Lånan, survenu le 21 avril, a nécessité une intervention coordonnée des autorités locales. Anciennement utilisé pour le transport de passagers et de marchandises sur la côte de Helgeland avant d’être converti en navire de plaisance (charter), le bâtiment a coulé alors qu’il était à quai à Vippetangen. Aucune personne n’a été blessée lors de l’incident.

La gestion de cet incident a été dirigée par les services d’incendie (OBRE), en collaboration avec une équipe d’action municipale incluant le port d’Oslo et l’Agence de l’environnement urbain (Bymiljøetaten). Selon une pressemelding du port d’Oslo, les efforts se sont concentrés sur la surveillance de l’épave et le déploiement de barrages flottants (lenses) pour prévenir toute pollution aux hydrocarbures, avec l’assistance technique et le soutien professionnel de l’Administration côtière norvégienne (Kystverket). Le travail a consisté à sécuriser, nettoyer et installer de nouveaux barrages pour empêcher la propagation de pétrole et de diesel dans le bassin portuaire et autour des îles du fjord intérieur d’Oslo.
Les licenciements chez Kimek après le chavirement du Melkart
Conséquences économiques pour les chantiers navals de Kimek

Dans le nord du pays, le naufrage d’un navire russe, le Melkart, a provoqué des répercussions économiques directes pour l’entreprise Kimek à Sør-Varanger. Le navire a chaviré lors d’une opération de mise à l’eau, restant immobilisé sous quatre mètres et demi d’eau. Cette situation a paralysé les capacités du chantier, Kimek ne pouvant plus accueillir de nouveaux navires tant que le Melkart n’est pas renfloué.
Cette situation a contraint la direction à mettre au chômage technique environ 35 employés. Comme l’a souligné le directeur de Kimek, Greger Mannsverk, cette expérience avec un navire qui chavire lors de la mise à l’eau est « le pire » qu’ils puissent vivre. L’épave a entravé les activités portuaires pendant plusieurs semaines, empêchant l’accueil d’autres contrats, un scénario que le directeur qualifie comme ayant « toujours été notre plus grande terreur ».
Le naufrage du bateau d’Ingeborg Myhre et Brian Skotnes au Sørlandet
Les défis de la navigation de plaisance sur le Sørlandet

Au-delà des enjeux industriels, les incidents maritimes touchent également les plaisanciers. Ingeborg Myhre (51 ans), connue sous le nom de « Lotto-Ingeborg », et son compagnon Brian Skotnes (53 ans), policiers au district d’Oslo et apparu dans le programme « Politi » sur TV 2, ont relaté une expérience de naufrage vécue l’été dernier. Alors qu’ils naviguaient dans l’archipel du Sørlandet, le couple a heurté un récif avec leur bateau.
L’incident a causé des dommages importants au compartiment moteur du bateau. Skotnes admet qu’il avait peut-être trop zoomé sur le traceur de cartes du bateau et n’a donc pas remarqué le récif. Myhre a noté avec amusement que, malgré la présence d’un GPS, l’accident était arrivé, ajoutant que Skotnes a reçu « tellement de moqueries » pour cet incident. Skotnes, pour sa part, a souligné qu’il existe de nombreux récifs non balisés en mer, ajoutant avec humour : « Mais les rumeurs disent que Dag Otto Lauritzen a conduit sur le même récif. Alors je me console avec ça. »
Le couple, qui possède un bateau depuis deux ans, passe traditionnellement ses étés à Tromøya sur le Sørlandet. Récemment, ils ont également voyagé en Croatie pour un mariage de trois jours, une destination qu’ils apprécient beaucoup, bien qu’ils préfèrent réserver les voyages à l’étranger pour l’automne, l’hiver ou le début du printemps, considérant que « la Norvège est à son plus beau en été ».
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