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Jonathan Anderson présente Dior Haute Couture Grammar of Forms inspiré Lynda Benglis

Une synergie entre couture et sculpture

Jonathan Anderson présente Dior Haute Couture « Grammar of Forms » inspiré par Lynda Benglis

Pour sa deuxième collection Haute Couture chez Dior (Automne/Hiver 2026-2027), le directeur créatif Jonathan Anderson a transformé le défilé en une galerie d’art, s’inspirant du travail de la sculptrice américaine Lynda Benglis. Présentée dans les jardins du Musée Rodin à Paris, cette collection explore l’intersection entre la mode et la sculpture, traitant le vêtement comme un objet de collection.

Une synergie entre couture et sculpture

L’influence de Lynda Benglis, connue pour son utilisation de matériaux non conventionnels tels que la résine, le polyester et la peinture, est omniprésente. Jonathan Anderson a été particulièrement attiré par le processus de l’artiste : la transformation d’objets bidimensionnels (papier, tissu) en formes tridimensionnelles via le nouage, le plissage ou le moulage. Selon Anderson, ce processus reflète l’acte même de la création en haute couture.

Une synergie entre couture et sculpture

L’exposition « Grammar of Forms », ouverte du 7 au 12 juillet au Musée Rodin, juxtapose les œuvres de Benglis avec les créations d’Anderson et des archives de Christian Dior. Andrew Bonacina, commissaire d’exposition indépendant, a souligné que le travail de Benglis, qui peut paraître baroque ou provocateur par l’usage de paillettes, défie les notions traditionnelles de « bon goût ».

Interprétations textiles et références artistiques

La collection traduit des œuvres spécifiques de Benglis en pièces de mode :

Interprétations textiles et références artistiques
  • La sculpture « Kissel » : Cette œuvre en fil de bronze, nickel et chrome a inspiré une robe de cocktail argentée à plis accordéon, rappelant une robe longue ivoire sans bretelles de la fin des années 1940. Ce motif se retrouve également sur le sac « Cigale » et un accessoire de tête.
  • La série « Pleated » : Les plissés fluides et ondulés coulés dans le métal sont devenus un duo de robes en plissé fondu.
  • La série « Sparkle Knots » : Le papier scintillant tendu sur du grillage a été réinterprété sous forme de jupes sculpturales en filet.
  • Le papier pulpé (1979) : Une robe blanche iridescente à effet plissé, avec jupe à volants, évoque les œuvres de Benglis utilisant du papier pulpé pigmenté et des paillettes.

Influences géographiques et culturelles

Le parcours de Lynda Benglis, ayant possédé des studios à Santa Fe, en Grèce et en Inde, a fortement influencé la palette émotionnelle de la collection. Le séjour de l’artiste à Ahmedabad, en Inde, et sa série « Peacock » (fin des années 1970) ont conduit Anderson à explorer la tradition du chintz du XVIIIe siècle. Cette influence se manifeste par une robe rose ornée de franges et l’utilisation de tissus chintz et d’indiennes sur des sacs « Petit Dîner » et « Lady Dior ».

Dior's Jonathan Anderson Showcases Vibrant, Sculptural Haute Couture At Paris Fashion Week | N18G

À l’opposé, les paysages arides et la simplicité élémentaire de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, ont inspiré des sacs en forme de cactus et des motifs de flore désertique.

Héritage Dior et actualités médiatiques

Cette approche fait écho aux débuts de Christian Dior, qui exposait des œuvres de Braque, Matisse et Picasso pour influencer ses collections. Anderson continue cette tradition en utilisant l’art pour moderniser les codes de la maison, notamment en réimaginant la veste « bar » de 1947 avec des tissus finement plissés.

Héritage Dior et actualités médiatiques
Photo: The Hollywood Reporter

La collection s’est conclue par une robe de mariée en organza blanc avec des appliqués de fougères. Ce modèle a suscité des spéculations concernant la robe sur mesure créée par Jonathan Anderson pour le mariage de la chanteuse Taylor Swift avec Travis Kelce. Anderson a confirmé avoir conçu les tenues du couple, déclarant que c’était un « grand honneur » et une « joie » de travailler avec l’artiste.

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