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Dublin : un témoin frappe Riad Bouchaker en pleine attaque contre des enfants

L'intervention musclée des témoins sur Parnell Square

Riad Bouchaker, 52 ans, comparaît devant la Cour criminelle centrale pour la tentative de meurtre de trois enfants et l’agression d’une éducatrice à Parnell Square, Dublin, le 23 novembre 2023. Le procès, qui devrait durer cinq semaines, repose sur les témoignages de citoyens ayant violemment maîtrisé l’assaillant armé d’un couteau.

L’intervention musclée des témoins sur Parnell Square

Le chaos qui a régné sur Parnell Square East lors de l’attaque a nécessité une intervention immédiate et physique de la part des passants. Warren Donoghue, témoin clé du procès, a raconté à la Cour comment il a vu un homme s’approcher d’un groupe d’enfants avec un couteau à la main, effectuant des mouvements de va-et-vient vers le bas. Pour stopper la menace, M. Donoghue a quyết định d’agir. Selon les détails rapportés par l’Irish Examiner, il a asséné un coup sec à l’accusé pour le faire tomber. Une fois l’homme au sol, il a admis avoir porté plusieurs coups de pied afin de s’assurer que l’agresseur ne puisse pas se relever.

« Il devait être maîtrisé, à cause de ce qu’il faisait », a déclaré Warren Donoghue devant la cour.

L'intervention musclée des témoins sur Parnell Square
Photo: wlrfm.com
L'intervention musclée des témoins sur Parnell Square
Photo: The Irish Times
Warren Donoghue, via l’Irish Examiner L’intervention n’a pas été sans conséquences personnelles pour le témoin. Juste après l’incident, sa fille de 11 ans a disparu momentanément, obligeant M. Donoghue à quitter les lieux pour la retrouver. La scène a été décrite comme une confusion totale, où d’autres passants ont utilisé des moyens de fortune, comme un casque de moto ou un cadenas de vélo, pour neutraliser l’individu. Siobhán Kearney, qui se trouvait sur place pour assister à l’enquête sur la catastrophe du club Stardust, a également joué un rôle crucial. Elle a décrit avoir sauté sur Riad Bouchaker pour tenter de le plaquer au sol. Dans la mêlée, le couteau a été expulsé de ses mains, et Mme Kearney a dû intervenir pour empêcher la foule de se faire justice elle-même.

« Nous ne sommes pas des sauvages », criait-elle alors que les gens tentaient d’atteindre l’accusé au sol.

Siobhán Kearney, via l’Irish Examiner

Le récit de Leanne Flynn sur l’attaque féroce

Lean Flynn, éducatrice en crèche de 38 ans, a livré un témoignage poignant sur la violence de l’attaque. Elle a expliqué qu’elle s’était interposée pour protéger les enfants qu’elle encadrait, une action qui lui a valu des blessures graves nécessitant un mois d’hospitalisation. Selon les informations de WLNFM, Mme Flynn a décrit l’assaillant comme étant déterminé à atteindre les jeunes enfants. Elle a vu l’homme s’approcher d’une fillette dans un mouvement accroupi avant de commencer à frapper avec son arme blanche.

« Il est venu vers [la fillette] dans un mouvement accroupi… alors il a commencé à donner des coups de poignard de manière féroce », a témoigné Leanne Flynn.

The Mystery of Riad Bouchaker: The Man Behind the Attack That Shocked Dublin
Leanne Flynn, via WLNFM En tentant de saisir l’homme par l’arrière de sa veste pour l’éloigner des enfants, l’éducatrice a été elle-même visée par la lame. Le tribunal a appris que l’attaque visait de manière indiscriminée, l’assaillant cherchant à frapper quiconque se trouvait sur son passage dans la file d’attente des enfants.

La défense de Riad Bouchaker et ses antécédents médicaux

La défense de Riad Bouchaker et ses antécédents médicaux
Photo: RTE.ie
Riad Bouchaker, un ressortissant algérien de 52 ans sans domicile fixe, nie l’ensemble des chefs d’accusation, y compris les tentatives de meurtre et l’agression causant des blessures graves. Sa défense mise sur un état de santé mentale et neurologique altéré au moment des faits. Comme l’indique The Irish Times, l’accusé a subi une opération cérébrale en 2021 et souffre d’une lésion cérébrale acquise. Lors de ses interrogatoires, il a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de tuer et qu’il n’était pas dans son état normal de raison, évoquant une colère liée à un refus de paiement de l’aide sociale. Bien que le juge Tony Hunt ait jugé M. Bouchaker apte à comparaître, la complexité de son dossier réside dans cette intersection entre une violence extrême et des troubles neurologiques documentés. La défense a d’ailleurs qualifié l’intervention de M. Donoghue d’« extraordinairement courageuse », tout en présentant l’accusé comme un homme agissant dans un état de confusion.

Les conséquences physiques irréversibles pour les victimes

Au-delà des débats juridiques sur l’intentionnalité, le procès met en lumière le bilan humain dévastateur de cette journée de novembre 2023. Les victimes de l’attaque présentent des séquelles qui modifieront leur vie de manière permanente.
  • Une fillette de cinq ans a subi de graves lésions cérébrales ; elle est désormais non-verbale et dépend d’un fauteuil roulant.
  • Leanne Flynn, l’éducatrice, a subi des blessures sérieuses qui l’ont empêchée de reprendre son travail depuis l’incident.
  • Plusieurs autres enfants et un adulte ont été victimes d’agressions physiques lors de la lutte.
L’impact de l’attaque est également visible dans les témoignages de la famille de M. Donoghue. Bernie Power, la belle-mère du témoin, a décrit l’horreur de la scène en entendant les cris des enfants alors qu’elle discutait avec sa petite-fille. Elle a vu l’assaillant tenir un enfant dans un bras tout en brandissant un couteau de l’autre, avant que l’arme ne soit jetée dans la rue par un passant. Alors que le procès se poursuit, la cour devra déterminer si les actions de Riad Bouchaker relèvent d’une volonté délibérée de donner la mort ou si les troubles neurologiques invoqués par la défense peuvent atténuer sa responsabilité pénale.

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