**L’Association des professionnels de la communication africaine (APRA) et le Namibian Media Policy Association (NAMPA) ont signé un mémorandum d’entente (MoU) le 3 juin 2026 à Windhoek pour organiser conjointement une conférence internationale sur les communicants efficaces en Afrique australe, prévue en novembre prochain.** L’accord, annoncé lors d’un événement public au siège de NAMPA, vise à renforcer les échanges entre acteurs médiatiques et institutionnels des deux organisations, avec un focus sur les défis de la désinformation et de la formation professionnelle dans la région.
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Un accord historique entre APRA et NAMPA pour une conférence régionale sur la communication responsable
La signature du mémorandum d’entente (MoU) entre l’Association des professionnels de la communication africaine (APRA) et le Namibian Media Policy Association (NAMPA) marque une étape clé dans la coopération entre acteurs médiatiques africains et namibiens. L’accord, officialisé le 3 juin 2026 à Windhoek lors d’une cérémonie présidée par Dr. Thandiwe Maseko, directrice exécutive de NAMPA, et Kofi Amoako, secrétaire général de l’APRA, prévoit l’organisation d’une conférence internationale sur les communicants efficaces en novembre 2026.
Selon les termes du MoU, la conférence, intitulée **« *Effective Communicators in Southern Africa: Challenges and Innovations* », réunira experts médiatiques, journalistes, responsables politiques et représentants d’organisations internationales pour discuter des enjeux liés à la désinformation, à l’éthique professionnelle et aux nouvelles technologies de communication. L’événement se déroulera à Windhoek, avec une possible extension à d’autres capitales régionales comme Pretoria (Afrique du Sud) ou Lusaka (Zambie)**.
« Ce partenariat répond à un besoin urgent de renforcer les capacités des communicants en Afrique australe, où les défis de la désinformation et de la polarisation médiatique s’intensifient. Nous visons une approche collaborative, avec des ateliers pratiques et des échanges entre pairs. »
Dr. Thandiwe Maseko, directrice exécutive de NAMPA
L’APRA, basée à Accra (Ghana) et active dans 12 pays africains, et NAMPA, organisation namibienne spécialisée dans les politiques médiatiques depuis 2018, ont souligné que cet accord s’inscrit dans une stratégie régionale pour contrer les fake news et promouvoir une communication responsable. Le MoU inclut également des clauses pour des échanges de ressources (formations en ligne, bases de données sur les bonnes pratiques) et une plateforme commune de veille médiatique.
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L’Afrique australe en première ligne contre la prolifération des fausses informations avant les élections namibiennes de 2027
L’Afrique australe est l’une des zones les plus touchées par la prolifération des fausses informations, selon un rapport de 2025 du Centre pour la démocratie et la technologie (CDT). En Namibie, où les élections législatives approchent (prévues pour novembre 2027), les autorités ont déjà signalé une augmentation de 40 % des contenus trompeurs sur les réseaux sociaux depuis 2024, d’après les données de la Namibian Communications Regulatory Authority (NCRA).
« Les élections de 2027 seront un test majeur pour notre capacité à gérer l’information. La conférence de novembre doit servir de laboratoire pour des solutions concrètes, notamment via l’éducation des citoyens et la régulation des plateformes numériques. »
L’Afrique australe en première ligne contre la proliférationMOU Signing Ceremony | London Metropolitan University | Islington College |
Kofi Amoako, secrétaire général de l’APRA
Le partenariat APRA-NAMPA intervient alors que d’autres initiatives régionales tentent de répondre à cette crise :
– Le Southern African Development Community (SADC) Media Institute a lancé en mai 2026 un programme de formation pour les journalistes, avec un budget de $1,2 million (financé par l’Union européenne).
– En Afrique du Sud, le Media Monitoring Project a publié en avril 2026 un rapport dénonçant une hausse de 60 % des discours de haine en ligne depuis 2023.
Cependant, les observateurs notent que ces efforts restent fragmentés, avec peu de coordination entre pays. Le MoU signé le 3 juin pourrait donc jouer un rôle de catalyseur, en fédérant des acteurs jusqu’ici isolés.
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Un programme axé sur des solutions pratiques : vérification des faits, régulation et création d’un observatoire régional
Le contenu détaillé de la conférence n’a pas encore été finalisé, mais les organisateurs ont évoqué plusieurs axes prioritaires :
1. Ateliers sur la vérification des faits : en partenariat avec African Fact-Checking Alliance (AFCA), une ONG basée à Nairobi.
2. Table ronde sur la régulation des réseaux sociaux : avec la participation de la Namibian Broadcasting Corporation (NBC) et de Meta (Facebook), qui a ouvert un bureau à Windhoek en 2025.
3. Lancement d’un observatoire régional : une base de données croisant les tendances de désinformation dans les pays du SADC.
« Nous ne voulons pas d’une conférence théorique. Chaque session doit produire des outils utilisables par les journalistes et les institutions publiques, comme des guides de modération de contenu ou des modèles de signalement des fake news. »
Lerato Molefe, coordinatrice du projet chez NAMPA
Un point de vigilance reste le financement : si le MoU ne précise pas les sources de budget, les organisateurs comptent sur des partenariats publics-privés, notamment avec des médias comme The Namibian ou New Era, ainsi que des bailleurs comme l’Union africaine ou la Banque mondiale.
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Critiques sur l’inclusion des médias indépendants et la transparence des sponsors face à un projet ambitieux
Les réactions des acteurs locaux sont mitigées. Le Syndicat des journalistes namibiens (NJU) a salué l’initiative, mais a appelé à une plus grande inclusion des médias indépendants, souvent marginalisés dans les débats publics. De son côté, Advocacy for Media Independence in Africa (AMIA), une ONG basée à Johannesburg, a exprimé des réserves sur le manque de transparence concernant les sponsors potentiels de la conférence.
« Sans garanties sur l’indépendance éditoriale, une telle conférence pourrait devenir un espace de propagande déguisée. Nous exigeons que les critères de sélection des intervenants soient publiés dès maintenant. »
APRA NAMPA conference signing
Tebogo Mokoena, directeur d’AMIA
Du côté des gouvernements, le ministère de l’Information namibien a confirmé son soutien logistique, mais n’a pas encore annoncé de participation financière. En Afrique du Sud, le département de la Communication et des Médias a indiqué suivre « avec intérêt » le projet, sans s’engager pour l’instant.
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### Et après la conférence ? Perspectives pour 2027
Si la conférence de novembre 2026 aboutit à des recommandations concrètes, l’APRA et NAMPA envisagent de :
– Créer un réseau permanent de communicants en Afrique australe, avec des réunions annuelles.
– Lancer un label de qualité pour les médias engagés contre la désinformation (sur le modèle du Trust Project aux États-Unis).
– Pousser les gouvernements régionaux à intégrer la formation aux médias dans les programmes scolaires, comme le fait déjà le Botswana depuis 2025.
Cependant, les défis restent immenses. Comme le rappelle un rapport de 2026 de l’UNESCO, seulement 30 % des pays africains disposent de lois claires contre la diffusion de fausses informations. Sans cadre légal renforcé, les initiatives comme celle de l’APRA et NAMPA pourraient peiner à avoir un impact durable.
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### Prochaines étapes : calendrier et points d’attention
– Juin-juillet 2026 : Finalisation du programme et des inscriptions (coût estimé entre 500 et 1 000 NAD par participant).
– Août 2026 : Annonce des partenaires financiers et des intervenants confirmés.
– Novembre 2026 : Conférence à Windhoek (dates précises à confirmer).
– Décembre 2026-janvier 2027 : Publication d’un rapport de synthèse et lancement des premières actions dérivées (ateliers, formations).
Les observateurs suivront particulièrement :
1. La diversité des participants (équilibre entre médias publics et privés, inclusion des pays voisins comme l’Angola ou le Zimbabwe).
2. Les engagements concrets des gouvernements et des plateformes numériques (Meta, X/Twitter, TikTok).
3. L’évaluation d’impact après 12 mois, un critère souvent négligé dans ce type d’initiatives.
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### Pourquoi ce partenariat compte pour l’Afrique australe ?
Au-delà de la désinformation, ce MoU reflète une volonté croissante de coopération régionale dans un continent où les frontières médiatiques sont encore largement perméables. Alors que des crises comme celle du Congo ou les tensions post-électorales en Zambie (2021) ont montré les limites des réponses nationales, des initiatives comme celle de l’APRA et NAMPA pourraient devenir un modèle pour d’autres sous-régions.
Reste à savoir si les promesses de novembre 2026 se traduiront par des actions tangibles en 2027 — une question qui fera l’objet d’un suivi attentif par les acteurs locaux et internationaux.