Le président Donald Trump a affirmé samedi qu’un accord avec l’Iran est « pratiquement négocié », incluant la réouverture du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran tempère ces propos en dénonçant des déclarations américaines contradictoires. Ce climat d’incertitude marque le troisième mois d’un conflit qui fragilise l’économie mondiale.
Un accord « pratiquement négocié » incluant le détroit d’Ormuz
Un accord pratiquement négocié incluant le
Le ton de la diplomatie américaine semble osciller entre l’optimisme maximal et la prudence stratégique. Selon la BBC, Donald Trump a déclaré que les négociations avec l’Iran touchaient à leur fin, affirmant avoir maintenu une « conversation téléphonique très positive » avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar concernant un « Mémorandum d’entente relatif à la paix ».
L’enjeu est colossal : la réouverture du détroit d’Ormuz, point de passage vital pour 20 % du pétrole et du gaz mondiaux, est au cœur des discussions. Pour le président américain, la condition est claire : il ne s’agit pas de céder, mais de garantir la sécurité à long terme.
« Je ne signerai qu’un accord dans lequel nous obtenons tout ce que nous voulons. » Donald Trump, via Truth Social
Dans son message, le président américain a souligné que cet accord viserait à empêcher « absolument » l’Iran d’acquérir une arme nucléaire.
Les divergences de vues entre Washington et Téhéran
cluster (priority): BBC
Pourtant, l’enthousiasme de la Maison-Blanche se heurte à une réalité plus nuancée sur le terrain diplomatique. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a exprimé de vives réserves, accusant les États-Unis de tenir des « déclarations contradictoires ».
Si les positions semblent converger, Téhéran insiste sur la complexité du processus. L’Iran souhaite travailler sur un cadre structuré en 14 points, et les discussions pourraient encore durer entre 30 et 60 jours avant qu’un accord définitif ne soit possible.
Cette incertitude alimente les tensions économiques. El Espectador rapporte que l’augmentation des prix de l’essence, l’un des niveaux les plus élevés en quatre ans, menace la stabilité du gouvernement Trump en raison de la guerre en Iran et de la fermeture du détroit d’Ormuz. Le président a d’ailleurs dû tempérer les attentes de ses partisans en précisant qu’il avait ordonné à ses représentants de ne pas se précipiter, car « le temps est de notre côté ».
L’appel d’Itamar Ben Gvir à une guerre à grande échelle
Guerre en Iran : pourquoi l'accord avec les États-Unis ne vient pas ? • FRANCE 24
Alors que les diplomates tentent de stabiliser la région, la pression militaire ne cesse de croître. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu à reprendre une offensive massive.
Via ses réseaux sociaux, le ministre a plaidé pour le déclenchement de ce qu’il qualifie de :
« une guerre à grande échelle » Itamar Ben Gvir, via X
Ben Gvir a également suggéré de couper l’approvisionnement électrique du Liban pour contrer le groupe Hezbollah. Selon les informations de DW, cette position radicale s’inscrit dans un contexte où la normalisation des attaques par drones devient une réalité quotidienne que les responsables israéliens refusent d’accepter.
Le rôle du Mexique pour la sélection iranienne au Mondial 2026
cluster (priority): El Espectador
Dans un registre plus inattendu, les tensions géopolitiques infusent même le calendrier sportif mondial. L’Iran, qui doit disputer ses matchs de la première phase du Mondial 2026 sur le sol américain, fait face à des obstacles administratifs majeurs.
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a annoncé que son pays acceptait d’accueillir la délégation iranienne pour établir son camp de base. Cette décision fait suite aux difficultés de visa rencontrées par les joueurs iraniens pour séjourner aux États-Unis.
« Les États-Unis ne veulent pas que la sélection iranienne passe la nuit sur place. Ils nous ont donc demandé : “peuvent-ils passer la nuit au Mexique ? Nous avons répondu oui, sans problème”. » Claudia Sheinbaum, via sa conférence de presse
Ce pivot logistique vers le Mexique illustre comment les blocages diplomatiques entre Téhéran et Washington s’étendent désormais bien au-delà des enjeux purement militaires ou énergétiques, touchant la gestion de grands événements internationaux.