La réduction de la lumière solaire durant l’automne provoque des altérations biologiques affectant l’humeur et le sommeil. Selon la psychologue Liliana Acuña de Boreal Salud, ce phénomène peut engendrer une fatigue persistante, de l’irritabilité et des troubles de la concentration chez une large partie de la population.
L’impact de la luminosité sur les cycles hormonaux
Le passage à la saison automnale entraîne une diminution mécanique des heures de lumière naturelle, un facteur qui perturbe les systèmes biologiques fondamentaux de l’organisme. Ce déclin de l’exposition au soleil n’est pas qu’une simple sensation de lassitude ; il repose sur une explication biologique précise liée à la régulation hormonale.
La baisse de la luminosité ambiante a des répercussions directes sur la production de deux hormones essentielles : la sérotonine et la mélatonine. La sérotonine est une molécule clé dans la régulation de l’humeur, tandis que la mélatonine gère le cycle du sommeil. Une exposition insuffisante à la lumière naturelle modifie l’équilibre de ces substances, ce qui peut déstabiliser l’état émotionnel et les rythmes de repos des individus.
Symptômes et manifestations de l’asténie automnale
Ce phénomène, qualifié d’asténie automnale, se manifeste par un ensemble de signes physiques et psychologiques. La psychologue Liliana Acuña, intervenant pour Boreal Salud, souligne que le corps humain est biologiquement programmé pour répondre aux variations de la lumière naturelle.
lorsque les heures de soleil diminuent, des changements physiques et émotionnels peuvent se produire, qui passent souvent inaperçus ou sont naturalisés.
Liliana Acuña, psychologue chez Boreal Salud
Les symptômes les plus fréquemment observés incluent une fatigue persistante, une irritabilité accrue et des difficultés de concentration. Les changements se font également sentir sur le plan métabolique, avec une augmentation de l’appétit pour les aliments riches en glucides, ainsi que des perturbations du sommeil. De nombreuses personnes rapportent un sentiment général de déshérence, marqué par une baisse de la motivation pour accomplir les activités quotidiennes habituelles.
La progression vers le trouble affectif saisonnier
Si ces symptômes ne sont pas de simples réactions passagères au changement de saison, ils peuvent parfois s’intensifier au point d’impacter lourdement la vie quotidienne. Dans ces configurations plus sévères, la fatigue saisonnière peut évoluer vers ce que les instances de santé mentale internationales nomment le Trouble Affectif Saisonnier (TAS).

Le passage de l’asténie au trouble affectif saisonnier représente une intensification de la pathologie, où les changements d’humeur et les déséquilibres biologiques deviennent plus profonds. Cette condition est formellement reconnue par les organismes internationaux de santé mentale comme une entité clinique distincte nécessitant une attention particulière face à l’impact sur la vie sociale et professionnelle des patients.
