Spielberg dévoile son obsession pour les ovnis et annonce un western sans clichés
AUSTIN, Texas – Steven Spielberg, légende hollywoodienne, a captivé un public fasciné au festival SXSW ce week-end en partageant son intérêt de longue date pour la vie extraterrestre, alimenté par des événements récents et qui se reflète dans son prochain film, « Disclosure Day », prévu pour le 12 juin. L’événement, une captation en direct du podcast « The Big Picture », a révélé une passion qui remonte aux débuts de sa carrière.
Spielberg a confié qu’il rêvait de réaliser « Close Encounters of the Third Kind », son premier film de science-fiction sur l’existence d’une vie extraterrestre, avant même de connaître le succès avec « Jaws » en 1975. Il a même évoqué un désir antérieur de s’attaquer à ce projet, alors intitulé « The UFO Movie », avant « Sugarland Express » en 1974.
L’intérêt du cinéaste a été « revigoré » par un article du New York Times datant de 2017 concernant des observations d’objets aériens non identifiés par des pilotes de la marine américaine, puis par une audience du Congrès en 2023 sur le même sujet. « J’ai une forte suspicion que nous ne sommes pas seuls sur Terre en ce moment », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il a « fait un film à ce sujet ».
L’actualité récente a également joué un rôle. Spielberg a réagi aux commentaires du président Obama sur la possibilité d’une vie intelligente dans l’univers, soulignant que même si le président a nuancé ses propos, l’idée que nous ne soyons pas seuls est fondamentale. « Tout le monde devrait croire qu’il y a de la vie dans le cosmos », a-t-il affirmé.
Au-delà de « Disclosure Day », Spielberg a également dévoilé un autre projet en développement : un western qui se déroulera au Texas. Il a précisé qu’il souhaitait éviter les clichés du genre, sans pour autant en révéler davantage.
L’événement a également permis à Spielberg de revenir sur son parcours et son influence sur le cinéma. Un montage de ses œuvres les plus emblématiques – « Jaws », « Les Aventuriers de l’arche perdue », « E.T. », « La Liste de Schindler », « Jurassic Park » et bien d’autres – a rappelé l’ampleur de son héritage.
Interrogé sur l’intelligence artificielle, un sujet brûlant à Hollywood, Spielberg a précisé qu’il n’avait pas utilisé cette technologie dans ses propres films. Tout en reconnaissant le potentiel de l’IA dans divers domaines, il a souligné son opposition à son utilisation pour remplacer la créativité humaine.
Spielberg a également insisté sur l’importance de l’expérience cinématographique collective, soulignant le pouvoir unique du cinéma à unir les spectateurs dans un espace sombre et à susciter des émotions partagées. Il a salué l’importance des salles de cinéma, tout en reconnaissant la place du streaming, notamment via des plateformes comme Netflix avec lesquelles il collabore.
Enfin, le réalisateur a exprimé son désir de continuer à explorer de nouvelles voies, à l’instar de ses pairs David Lean, Billy Wilder, Paul Thomas Anderson et Christopher Nolan, en évitant de se répéter et en privilégiant la fraîcheur et l’originalité. « Si nous ne faisons pas toujours la même suite ou le même film Marvel, nous avons tous la chance de découvrir quelque chose de nouveau », a-t-il conclu.
