Home DivertissementTrump en Californie : La révolte anti-woke et le soutien inattendu à Hollywood.

Trump en Californie : La révolte anti-woke et le soutien inattendu à Hollywood.

Le "Trumpisme" séduit Hollywood : comment le mécontentement californien façonne un nouveau paysage politique

Los Angeles, Californie – Au-delà des paillettes et du glamour, un changement subtil mais significatif s’opère dans le paysage politique de la Californie. Loin d’un soutien inconditionnel à Donald Trump, c’est un attrait croissant pour le "Trumpisme" – un rejet du "woke" et une frustration face à une politique perçue comme déconnectée des réalités quotidiennes – qui séduit une partie de la population, y compris des figures inattendues d’Hollywood.

Ce phénomène, exploré par Vanity Fair, révèle une complexité bien loin des clichés habituels. "Ce n’est pas tant qu’ils aiment Donald Trump, mais ils n’ont pas peur d’une bonne dose de Trumpisme", explique Morgan, un observateur du milieu. Le point de rupture semble être la culture du "woke", un terme devenu péjoratif pour désigner les politiques d’inclusion et de justice sociale. Si les préoccupations traditionnelles des conservateurs, comme le contrôle des armes à feu ou l’avortement, ne sont pas nécessairement partagées, un sentiment de ras-le-bol face à ce qui est perçu comme une "insanité woke" est largement répandu.

CJ Pearson, un activiste conservateur de 22 ans et conseiller de la campagne Trump, témoigne d’un malaise profond ressenti par beaucoup, notamment à Los Angeles durant la présidence Biden. "Il y avait beaucoup de gens qui se sentaient mal à l’aise de devoir marcher sur des œufs partout où ils allaient", affirme-t-il. Pearson, identifié comme un acteur clé dans le déplacement du vote des jeunes vers le Parti Républicain, souligne que le mouvement "Make America Healthy Again" (MAHA), initialement porté par Robert F. Kennedy Jr., a trouvé un terreau fertile en Californie. "Quand on pense à l’endroit où les graines de MAHA ont été plantées, c’était à Los Angeles", explique-t-il, faisant référence à la culture du bien-être et de l’alimentation saine, incarnée par des lieux comme Erewhon.

L’exemple de Pratt, un ancien participant à Celebrity Big Brother UK, illustre cette radicalisation progressive. Initialement apolitique, il s’est engagé publiquement après les incendies de Palisades qui ont détruit sa maison. Il a alors critiqué ouvertement les démocrates, notamment la maire de Los Angeles, Karen Bass, et le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, qu’il accuse d’être responsables de la catastrophe.

Pratt, bien que prudent quant à un soutien explicite à Trump, évoque des témoignages positifs liés à la politique étrangère américaine. Il cite le cas de femmes iraniennes qui l’auraient remercié pour son soutien. Il affirme également que la guerre a "aidé sa situation à Los Angeles", car "tout le monde que je connais déteste cet Allah-toya, quoi que ce soit, depuis des années, donc pas de lait renversé ici". Il ajoute que cette position lui a permis de gagner en popularité face à Karen Bass, qu’il accuse d’une attitude trop conciliante.

Ce basculement, bien que limité, révèle une fracture profonde au sein de la société californienne. Il met en lumière un mécontentement croissant face à une politique perçue comme élitiste et déconnectée des préoccupations quotidiennes, ouvrant la voie à des alliances politiques inattendues et à une redéfinition des clivages traditionnels. L’influence de personnalités comme Jon Voight, fervent soutien de Trump, témoigne de cette nouvelle dynamique.

[Image de Donald Trump et Jon Voight, crédit : MANDEL NGAN/Getty Images]

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.