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Téhéran sous les bombes : Récit d’un Iranien ou Guerre en Iran : Témoignage de Téhéran ou Téhéran : La vie malgré les bombardements

Téhéran sous les bombes : un quotidien entre peur et résilience

Téhéran – La fumée noire a remplacé le soleil dans le ciel de Téhéran. Depuis la mort de l’ayatollah Khamenei, il y a neuf jours, la capitale iranienne vit au rythme des bombardements israéliens et des avertissements américains. Homayoun Ghanizadeh, dramaturge et cinéaste, témoigne d’un quotidien où la normalité se cherche désespérément au milieu du chaos.

Le 7 mars, Israël a visé des dépôts de carburant aux alentours de Téhéran. Ghanizadeh se souvient s’être couché en entendant les explosions, qualifiées de « jouets » par son père pour désigner l’armement américain. Au réveil, l’obscurité persistante, due à la fumée épaisse, lui a donné l’impression que la nuit ne finissait pas.

« J’aime le mot ‘apocalyptique’, mais je n’avais jamais voulu vivre une telle situation », confie-t-il. Les rues sont jonchées de cadavres d’oiseaux, un spectacle qui devient banal. Malgré la peur, le désir de retrouver une routine persiste. Ghanizadeh et sa partenaire rêvent d’un simple espresso dans un café, un acte de résistance face à l’horreur.

La voiture de Ghanizadeh, recouverte de goudron, témoigne de la violence des frappes. Les commerces restent fermés, malgré la fin du deuil national décrété après la mort de Khamenei. L’air est irrespirable, obligeant les habitants à porter des masques.

Aux points de contrôle militaires, la tension est palpable. Les forces de sécurité, notamment les Basij, la police religieuse iranienne, scrutent les passants avec suspicion, particulièrement ceux qui ne respectent pas le code vestimentaire islamique. Un échange silencieux, un regard, suffit à exprimer la méfiance et la peur.

Un boulanger, courant sous la pluie noire, symbolise la fragilité de la vie quotidienne. Les chants de « Mort à Israël » résonnent, tandis que les explosions continuent de secouer la ville.

Dans un café, Ghanizadeh observe un panneau publicitaire à l’effigie de Khamenei, portant l’inscription « Son Dieu est vivant ». Un commerçant, sous son souffle, répète un proverbe iranien repris dans un tweet d’Elon Musk : « Quelle vaine illusion ».

La situation se dégrade. L’enthousiasme initial, né après la mort de Khamenei, laisse place à la peur. Les files d’attente interminables devant les stations-service témoignent de la pénurie de carburant. La guerre, qui oppose l’Iran à Israël et aux États-Unis, ne fait que commencer.

Selon les informations disponibles, le président américain Donald Trump a averti que d’autres responsables iraniens seraient visés. Israël a également lancé de nouvelles frappes sur le Liban, intensifiant la pression sur la région. Les États-Unis ont affirmé avoir détruit 16 navires iraniens chargés de poser des mines.

[Tweet d’Elon Musk mentionné dans l’article : https://x.com/Muhamma22474285/status/2007718642910470585?s=20]

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