Escalade au Moyen-Orient : Les États-Unis et Israël intensifient leurs frappes contre l’Iran
Téhéran, Iran – La première semaine de l’opération militaire américaine « Epic Fury » contre l’Iran se termine sur une escalade dramatique, marquée par plus de 3 000 frappes américaines et des attaques israéliennes « à grande échelle » sur des cibles à Téhéran, selon des informations du Commandement central américain (CENTCOM) et des médias iraniens. La situation, déjà tendue, est exacerbée par les menaces de représailles de l’Iran et les inquiétudes concernant l’implication de la Russie dans le conflit.
Selon CENTCOM, les objectifs des frappes américaines incluent des centres de commandement et de contrôle, des systèmes de défense aérienne, des sites de missiles, ainsi que des navires et sous-marins de la marine iranienne. Au moins 43 navires iraniens auraient été « endommagés ou détruits ».
Israël a confirmé avoir lancé des attaques sur des cibles gouvernementales à Téhéran, tandis que l’agence de presse iranienne a fait état d’une explosion dans l’ouest de la capitale. Ces frappes interviennent après que l’armée israélienne a détecté de nouveaux tirs de missiles iraniens en direction de son territoire.
Menaces de représailles et tensions régionales
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a averti que tout pays rejoignant les États-Unis et Israël dans l’agression contre l’Iran deviendrait une cible légitime pour des représailles. Il a également affirmé que des négociations de bonne foi avec les États-Unis avaient échoué avant le début des frappes américaines, accusant Washington de « trahison » et de « trahison de la diplomatie ».
L’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, a déclaré que plus de 1 332 civils iraniens ont été tués depuis le début de la guerre, et des milliers d’autres blessés. Il a accusé les États-Unis et Israël de cibler délibérément des zones civiles, qualifiant ces actes de « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » et appelant le Conseil de sécurité à agir.
Implication de la Russie et réactions internationales
Les États-Unis ont minimisé les informations selon lesquelles la Russie fournirait à l’Iran des renseignements sur les cibles militaires américaines, affirmant que cela n’affectait pas l’efficacité de leurs opérations. Cependant, des sources indiquent que la Russie aurait partagé avec l’Iran la localisation de ressources militaires américaines, notamment des navires et des avions.
La situation a également eu des répercussions sur d’autres pays de la région. Des drones iraniens ont visé des bases américaines en Irak et au Koweït, ainsi que des installations pétrolières en Irak et au Bahreïn. L’armée américaine a annulé une exercice de parachutisme d’élite, alimentant les spéculations sur un possible déploiement de troupes supplémentaires au Moyen-Orient.
Trump appelle à la reddition inconditionnelle de l’Iran
L’ancien président américain Donald Trump a appelé à une « reddition inconditionnelle » de l’Iran, promettant de « reconstruire » le pays et de le rendre « économiquement plus grand, meilleur et plus fort que jamais » après avoir « sélectionné un ou plusieurs leaders ». Il a évoqué le modèle vénézuélien, suggérant qu’un nouveau dirigeant iranien n’a pas besoin d’être démocratique, mais doit être « juste » envers les États-Unis et Israël.
La situation reste extrêmement volatile, avec des combats en cours à Téhéran, dans la périphérie de Beyrouth, et des alertes à Tel Aviv. Les efforts de médiation de certains pays sont en cours, mais la ligne dure des deux côtés semble rendre une résolution pacifique difficile.
